Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /2007 14:05

 

Un long voyage très (très) tranquille. 14h. Nous sommes chacun prostrés et à moitié repliés sur nous-mêmes sur nos « demi » couchettes respectives, au sein du train Varanasi - Delhi, qui n’arrivera maintenant à destination que dans… 18 heures. Autour de nous, tous les voyageurs, qui ont eu une parfaite connaissance du système de train Indien, sont en train de s’allonger confortablement sur leurs propres couchettes pour une sieste réparatrice, enroulés dans leurs draps tout frais, gracieusement fournis par la compagnie de train. Nous, sans couchettes, sans draps, sans coussins, contemplons du haut de nos « demi-places » les quelques 17h45 de trajet qu’il nous reste dans cette position « demi-couchée ». Et commençons à nous dire que l’Inde aura tout de même, peut-être, éventuellement, sur la fin, réussi à venir à bout de notre patience infinie...


« RAC ». Quelques jours plus tôt, à la gare de train d’Agra. Nous sommes au comptoir réservé aux touristes et faisons face à un charmant guichetier qui nous jure père et mère que oui, nous avons bien deux couchettes sur le Varanasi - Delhi, en wagon « 3 Tier AC », c’est-à-dire en wagon couchettes, climatisé. Et que non, ces trois lettres sur notre billet, « RAC », sans aucune mention de notre wagon ou de numéros de couchettes, n’ont absolument rien de louches. Elles ne veulent absolument pas dire que nous sommes en fait sur « liste d’attente » (« RAC » = « Reservation Against Cancellation »), et que nous ne pouvons normalement monter à bord que si nos réservations ont été entre temps « confirmées ». Sous peine de nous retrouver, du coup, en conséquence, forcément, en « surréservation », nous obligeant à partager une couchette avec un autre voyageur, également en « surréservation »…

 

Alléluia. Alors que tout nous semblait perdu et que nous nous voyions déjà atteints de paralysie avancée après 17h45 de position demi prostrée, un miracle se produisit, sans que nous ayons rien fait. Etait-ce peut-être déjà l’influence du merveilleux Ganesh que nous avions acquis à la sueur de notre front à Varanasi qui commençait déjà à faire effet? Toujours est-il qu’au bout de quatre heures de trajet, le contrôleur de train, qui nous avait pourtant accueilli en nous jetant pratiquement nos billets de train à la figure d’un air dégoûté, décide de nous assigner deux couchettes bien à nous en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, avant de mander illico presto à un membre du personnel de bord de nous faire porter une paire de draps et deux coussins tout propres, tout frais… Avant de disparaître de nouveau, comme si de rien n’était. Trop heureux de pouvoir finalement nous allonger, pour de vrai, pendant les quelques 13h45 de trajet qu’il nous reste, nous ne pipons mot. Mais ne comprenons pas très bien ce qu’il vient de se passer. Aucun bakchich n’a pourtant été échangé. C’est certain, ça ne peut être qu’une intervention divine de notre dieu Indien préféré (comme s’il avait été permis d’en douter) : Ganesh, ou le dieu éléphant.

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Inde 19 Avril - 20 Mai 07
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Mardi 12 juin 2007 2 12 /06 /2007 13:58




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Inde - « Voir Varanasi... Et mourir »



Par Kim & Christophe - Publié dans : Tour du Monde en Vidéo
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /2007 13:54




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Inde - « Voir Varanasi... Et mourir »


Par Kim & Christophe - Publié dans : Tour du Monde en Vidéo
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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /2007 13:46


En Inde, les vaches bénéficient d'un statut bien particulier, qui leur permet de déambuler librement dans la plupart, voire même souvent en plein milieu, des rues Indiennes, sans jamais être dérangées...





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Inde - « Voir Varanasi... Et mourir »



Par Kim & Christophe - Publié dans : Tour du Monde en Vidéo
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Jeudi 7 juin 2007 4 07 /06 /2007 13:16


 


« Le choc spirituel de l’Inde ».
« Son âme ». « La ville dont vous ne pourrez ressortir indemne ». « Le pire et meilleur de l’Inde » etc etc. Rebaptisée un temps « Bénarès » par les anglais (qui avaient quelques difficultés à prononcer Varanasi), la ville a repris son nom d’origine, du nom des deux fleuves se rencontrant, le Varuna et l’Asi. A priori, la barre est placée très haut pour Varanasi... Et si ça ne sera pas le choc attendu pour nous, nous serons très loin d’être déçus. La ville nous plonge dans un univers très très éloigné du notre. Nous démarrons notre découverte de la ville par les fameux Ghâts où les Indiens viennent purifier leur âme et célébrer le dieu Gange en faisant leurs ablutions. D’autres y viennent pour mourir, espérant que leurs cendres jetées ici même mettront fin au cycle immuable des réincarnations et les feront accéder au Nirvana.



Les ghâts.
Nous pouvons marcher tranquillement tout le long de la ville et de ses 80 Ghâts sans avoir à nous frayer un passage au cœur de la marée humaine que nous attendions (redoutions). Que ce soit le soir au coucher du soleil ou au lever du soleil sur un bateau (que nous prendrons le lendemain), moments pourtant réputés les plus populaires, des groupes se baignent tranquillement, loin de l’effervescence des photos que nous avions pu voir et qui avaient du être prises à l’occasion de célébrations religieuses. Des équipes d’adultes et d’enfants jouent fiévreusement au cricket sur les esplanades bordant les ghâts tandis que d’autres lavent leur linge en le frappant à coups de bâton le long du Gange. Des enfants se baignent à côté d’un troupeau de buffles, pendant que des vieillards se brossent les dents avec l’eau sacrée du Gange, ou viennent faire leur ablution rituelle. Le tout, dans l’un de fleuves réputés les plus pollués au monde, et sur le quel nous verrons – entre autres - flotter un corps (les corps purs comme ceux des enfants décédés ou des femmes enceintes n’ayant pas besoin de crémation avant d’être offerts au Gange), ainsi que des cadavres d’animaux.





 

Les crémations.
Le soleil est désormais couché. La cérémonie en l’honneur du Gange peut démarrer, mise en scène par cinq prêtres hindous et un très nombreux public venu y assister. A gauche et à droite de cette cérémonie, à moins d’une centaine de mètres, nous pouvons voir briller dans la nuit plusieurs brasiers illuminant le Gange : ce sont les ghâts réservés aux crémations. Même après la mort, les hindous accordent toujours leur importance à leur caste, et les « intouchables » doivent accomplir leur crémation sur un ghât différent de celui de la caste des « Brahmanes ». Les bûchers se succèdent sans fin, les familles aux cheveux rasés (pour faire leur deuil) entourant le corps brûlant pendant plusieurs heures.




Et Dieu créa Ganesh. 12 000 roupies nous exclamons nous !? Nous aimons certes le bedonnant Dieu Elephant Ganesh, fils de Shiva, mais peut être pas au point de nous faire détrousser par le sympathique vendeur ayant décerné notre amour pour le dieu de la chance et des affaires. Après moult négociations, le cours de la statue en marbre gris de Ganesh atteint les 7000 roupies (env 125 euros). Le prix reste élevé, mais pour une statue de quinze kilos (oui, quinze kilos), nous commençons à y réfléchir sérieusement. Reste à vérifier le prix de l’envoi en France (1 euro du kilo) et voir quelques autres ateliers pour comparer. Nous n’avons qu’une matinée avant le départ de notre train pour Dehli. Ce qui nous laisse à peine le temps, en courant d’un endroit à un autre, de comparer les Ganesh, de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Pas de toute, le notre est bien le plus beau. Nous opterons pour la position dite classique de Ganesh, c’est-à-dire assis. Il existe également dansant (très cher) ou couché (superbe mais de mauvais augure pour porter chance, ce Ganesh étant, parait-il, trop paresseux).



Voir les vidéos:
Inde, Varanasi - Cérémonie le long du Gange : La vidéo
Inde, Rickshaw et Bateau à Varanasi : La vidéo
Inde, Varanasi - Holy Cow : La vidéo

Par Kim & Christophe - Publié dans : Inde 19 Avril - 20 Mai 07
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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /2007 12:54
 

 

C’est parti... Ca y est, cette fois, c’est parti, (euh, Mmmm, après avoir comme qui dirait « oublié » de nous réveiller à temps la veille...), nous sommes en route pour assister au lever du soleil sur le fameux Taj Mahal. Il n’est que 6 heures du matin, mais le grand parc entourant le célèbre monument est déjà occupé par les habitants d’Agra, venus profiter de la fraîcheur matinale et de la beauté des lieux. C’est un choc pour nous qui n’avons pour l’instant rien vu de comparable dans toute la ville, là où ne semble régner que des semblants de rue et des monceaux de bâtisses laissées en totale perdition. Plusieurs files se sont déjà formées à l’entrée. Rien de bien dramatique à cette heure encore matinale de la journée. Touristes, Indiens, femmes d’un côté, hommes de l’autre... Et là, ressortant de mille feux, un groupe de visiteurs apparemment d’origine Sikhs, pieds nus et coiffés de leurs magnifiques et énormes turbans… roses et verts fluos (Sisi), attendant patiemment leur tour afin de faire, eux aussi, leur entrée en ce lieux sacré. Excepté qu’eux ne paieront que la somme modique de 30 roupies (environ 50 centimes d’Euro), alors que nous, « étrangers » auront le privilège de débourser non pas 10 mais 25 fois cette somme, soit 750 roupies (15 Euros). Pas moins. 



Le Taj Mahal.
Il est là, devant nous, palais de marbre blanc autrefois éclatant, jaunissant peu à peu, malgré les mesures anti-pollution prises par la ville. Bijou d’architecture moghole (la dynastie islamique ayant régné sur l’Inde au XVIème - XVIIème siècles), le Taj Mahal est d’autant plus impressionnant que ce n’est après tout « qu’une » tombe. Une mise en scène féerique pour une seule véritable pièce comprenant le corps de l’épouse chérie décédée au côté de son mari. La légende voudrait que le mari, abattu après la mort de sa bien-aimée, ait fait venir l’architecte le plus doué de sa génération pour construire un mausolée d’amour en hommage à sa femme. Voulant s’assurer que l’architecte serait à même d’éprouver les mêmes émotions et trouver l’inspiration, l’empereur Moghol fit tuer la femme de l’architecte...
 

 




Par Kim & Christophe - Publié dans : Inde 19 Avril - 20 Mai 07
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /2007 18:22

 

Les « nouveaux » babas …
Sûrement lointainement inspirés par les sadhus (voir photo ci-dessus),  ils ont généralement la petite vingtaine d’années, arborent de magnifiques jupes bouffantes « typiquement Indiennes » (entendre nous n’avons jamais vues un seul Indien, ou une seule Indienne, arborer ces fameuses jupes « typiquement locales »), cultivent de longues dreadlocks soigneusement roulées en une énorme boule sur le dessus de leur tête, hantent les rues de Pushkar avec un air mystérieux (ou à moitié endormi, c’est selon) signifiant à la surface de l’univers qu’ils ont, eux, tout compris à la culture et à la spiritualité Indienne. Contrairement donc à nous, pauvres touristes de passage qui n’avons même pas la décence de porter la moindre froque « locale », et qui n’avons même pas, comble de l’horreur, l’ombre d’une dreadlock sur la tête. En conséquence (en conséquence de notre totale absence de dreadlock), il leur est du coup totalement impossible de nous entendre lorsque nous essayons de leur parler... Pas plus qu’il ne leur est possible de nous voir, raison pour laquelle nous ne recevrons aucune sorte de réaction de quelle que nature que ce soit lorsque nous essayerons, à plusieurs reprises, de saluer nos charmants voisins de chambrée, au sein de notre « magnifique » hôtel à 150 roupies (3 dollars) la nuit, petit jardin plus ou moins arboré, et piscine (plus ou moins opaque) incluse…




Offrandes fleuries. Que faire lorsqu’un Indien vous approche très innocemment avec des pétales de fleurs dans la main, aux alentours du charmant petit lac de Pushkar ? Courir à toute jambe dans la direction opposée avant qu’il n’ait eu le temps de vous attraper et de vous imposer par la force sa poignée de main fleurie. Sous peine de vous retrouver bientôt entouré par une centaine de dévots enragés qui promettront de vous démanteler membre par membre si vous ne daignez pas faire une petite « offrande » aux lacs de Pushkar, de l’ordre de quelques milliers de roupies, « only for you my friend »… Cette arnaque séculaire a beau figurer noir sur blanc dans à peu près tous les guides touristiques dignes de ce nom, les habitants de Pushkar, pas découragés le moins du monde, essayeront à plusieurs reprisés de nous tendre leurs fleurs empoisonnées, allant même jusqu’à dissimuler les fatales pétales bien au creux de leur main, afin que nous ne les remarquions qu’au tout dernier instant, lorsqu’il sera déjà presque trop tard, et que nous serons déjà sur le point de leur serrer promptement la main…

Par Kim & Christophe - Publié dans : Inde 19 Avril - 20 Mai 07
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