Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /2007 18:20




En plein milieu de la nuit…
« Pushkar ! Pushkar !», nous hurle littéralement dessus un comparse Indien, debout au pied de notre couchette, nous tirant presque par la manche afin de nous éjecter illico presto du bus. Normal, le sieur attend apparemment avec impatience notre sortie, afin de pouvoir se précipiter sur notre superbe couchette deux places. C’est qu’il lui reste de la route à faire, d’autant qu’il n’est que… 3h30 heures du matin. Le hic, c’est que nous ne sommes pas encore arrivé dans Pushkar, la ville n’étant pas directement servie, en basse saison, par les bus longue distance. Le double hic, étant que nous ne sommes même pas vraiment non plus dans Ajmer, la ville la plus proche de Pushkar, où était pourtant normalement censé s’arrêter notre superbe bus. Nous sommes encore à (bien) cinq à sept kilomètres de là. Résultat des courses : les rickshaws en profitent pour nous assommer avec des tarifs défiant toute concurrence, 500 roupies pour aller à Pushkar, soit deux fois plus que ce que nous avons payé, à deux, pour venir de Jalsaimer… Que faire en ce cas ? S’asseoir tranquillement en attendant que la crise de démence passe et ainsi montrer qu’on n’est vraiment, mais vraiment pas pressés… Jusqu’à ce qu’un conducteur de rickshaw finisse par s’approcher avec un tarif un tout petit peu moins irréaliste… Certes, toujours deux à trois fois supérieur à ce que paierait un local, mais c’est déjà ça.




A l’Indienne… 4h. Après avoir enfin réussi à rejoindre le stand de bus d’Ajmer en rickshaw sans nous être fait complètement détroussés (120 roupies la course, soit un peu plus de 2 euros), nous découvrons que notre bus pour Pushkar est malheureusement déjà (bien) plein… Un peu étonnant à cette heure très matinale de la journée. Mais nous avons plus d’une ressource en poche et commençons à considérer avec grand intérêt les quelques passagers déjà en place sur le toit du véhicule... Là haut, au moins, nous pourrons être assis. Il fera frais. Et il ne s’agit après tout que d’un petit trajet d’une demi heure. Parés de nos gros sacs à dos, nous commençons donc à escalader l’échelle menant tout droit sur le toit, et nous installons confortablement, en compagnie de nos autres compagnons de voyage. Et nous voilà partis quelques minutes plus tard, à travers la nuit et les routes de montagne, les cheveux au vent et nos mains bien agrippés à la rambarde qui nous permet de ne pas violemment basculer dans le vide dans un moment d’inattention. Nous évitons consciencieusement les branches d’arbres, les câbles électriques, nous agrippons de temps à autre les uns aux autres afin de ne pas glisser inopinément d’un bout à l’autre du toit. La balade est agréable. Conviviale. Et, c’est le moins que l’on puisse dire, rudement pittoresque. Tout cela qui plus est pour la très modique somme de 9 roupies chacun. Une véritable expérience typiquement et absolument Indienne, en somme.

Par Kim & Christophe - Publié dans : Inde 19 Avril - 20 Mai 07
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /2007 13:16




Monsieur Désert. Un visage buriné par le soleil. Des yeux verts comme des émeraudes. Grand comme un chameau et costaud comme un buffle : Monsieur Désert est là. Lui-même, en chair, en os, et en moustache, plus lui-même reproduit à l’infini sur de multiples photos de publicités sur lesquelles il est apparu au cours de sa « carrière », devenant une véritable star en Inde. Monsieur Désert est l’homme dirigeant l’agence qui va s’occuper de notre camel safari dans le désert. Il nous raconte son histoire... Ancien chauffeur de camion, et à l’époque inconnu, Mr Désert tombe un beau jour amoureux de la ville de Jaisalmer et décide de créer son agence de Camel Safari. Alors que la ville devient de plus en plus touristique (jusqu’à compter aujourd’hui 250 hôtels pour 50 000 habitants), il n’arrive plus – paradoxalement – à attirer le client jusque lui. La technique du harcèlement indien (harcèlement et indien étant en soi un pléonasme) lui étant étrangère, le débonnaire Monsieur Désert ne sait pas comment faire pour sauter sur les touristes à la sortie du bus. Puis vient, roulement de tambours : « The Mr Desert Competition » ! Le pendant Indien de Miss France, les moustaches, turbans et chameaux en plus. Mr Désert gagne naturellement haut la main, plusieurs années de suite, tant et si bien que le jury le récompense à vie, afin de laisser leur chance à de nouveaux candidats. Une entreprise de cigarette le repère et le propulse à la une de tous les magazines. Mr Désert est lancé. Désormais, il a son avantage concurrentiel. Les clients défilent pour voir « The Face »…




Camel safari.

 

Aguerris par la présentation extrêmement professionnelle du safari désert par Monsieur Désert Himself (assis sur son lit), nous signons derechef pour l’excursion, non sans prendre les précautions de base (nous ne tenons pas spécialement à finir incinérés vivants). A savoir, nous partirons en fin d’après midi pour le coucher du soleil et passerons la nuit à la belle étoile dans le désert (à 50 km de la frontière très safe du Pakistan, apprendrons nous) avant de repartir à bord de notre chameau spécialement affrété pour une petite ballade bucolique de deux heures au petit matin. Mr Désert ne nous a pas menti avec son slogan « See the best, Forget the rest ». Après avoir longé les dunes de sable au soleil couchant, confortablement installés sur notre sympathique chameau tout terrain, la nuit nous offre un ciel constellé d’étoiles comme nous n’avions jamais vu auparavant.

Voir le film.


















Par Kim & Christophe - Publié dans : Inde 19 Avril - 20 Mai 07
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /2007 12:42

 





















Un fort des milles et une nuit.
Alors que la chaleur atteint des degrés encore inconnus pour notre corps, nous osons un pied dehors, puis deux, et ouvrons finalement entièrement la porte du four pour nous jeter…. à l’extérieur. Devant nous, au beau milieu d’un désert, se dresse « the Golden City » et son fort. « Le château semble tout droit sorti de l’imagination d’un enfant sur une plage d’été ». La description, du Routard– étonnante, enfin, pas tant que ça venant du routard - s’avère exacte. Les remparts sont ponctués de grosses tours dentelées à la couleur sablée comme fraîchement démoulées d’un seau. L’architecture est à couper le souffle, les murs étant régulièrement parés d’une véritable robe dentelée de sculpture et statues. Quand nous ne tombons pas sur un temple jaïn, un haveli, ou encore sur le magnifique palace royal qui surplombe la ville.
Plus de 4000 habitants vivent directement à l’intérieur du fort, ce qui donne la chance exceptionnelle de pouvoir manger le soir sur les terrasses toisant les remparts et la ville et même de dormir dans le fort. Mais le conte de fée a bien sûr son sortilège : le château s’enfoncerait un peu plus chaque année, étant condamné à disparaître si les autorités n’entreprennent pas de réglementer l’accès et de consolider les fondations…


 

 

 

 (Un gamin haut comme trois pommes monte sur un autre pour atteindre l'eau)


47°C à l’Ombre
. Outre ce dilemme cornélien (manger/dormir ou ne pas manger/dormir dans le fort) il est malheureusement difficile d’arpenter la ville, les rayons du soleil s’abattant impitoyablement, calcinant tout sur leur passage. C’est tout de même la première fois qu’en dévissant le robinet d’eau froide de la douche, une eau bouillante et fumante sort du pommeau dès 10 heures du matin jusqu’au soir. Si nous voulons nous rafraîchir, il faut profiter des premières heures de la journée, voir les dernières heures de la nuit. Plus tard, un vent brûlant fouette régulièrement notre peau, nous donnant un aperçu de ce qu’il doit sûrement se passer dans un sèche linge. Tout cela serait bien à deux doigts de nous inquiéter pour notre désert safari à dos de chameau tant attendu. Comment survivre dans cet enfer brûlant ?!??? Heureusement, Monsieur Désert est là.





Par Kim & Christophe - Publié dans : Inde 19 Avril - 20 Mai 07
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /2007 13:38
Par Kim & Christophe - Publié dans : Tour du Monde en Vidéo
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /2007 05:36
Par Kim & Christophe - Publié dans : Tour du Monde en Vidéo
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 10:24







Singes dans la ville.
6h du matin, ville de Jodhpur, dite la « ville bleue », dans le Nord de l’Inde, notre second arrêt, et la seconde plus grande ville, du Rajasthan. Le jour commence à peine à se lever sur les innombrables petits bâtiments bleus qui s’étendent à nos pieds. C’est que la ville était autrefois principalement habitée par des brahmanes, la plus haute caste en Inde, dont le Dieu n’est autre que Krishna, caractérisé par son visage tout bleu. Le bleu permet également, à ce qu’il parait, de repousser les moustiques, et de lutter contre la chaleur étouffante qui habite souvent Jodhpur… Qui se trouve être l’une des villes les plus ensoleillées de toute l’Inde (Argh, triple Arghhh…). Pour l’heure, nous venons juste de débarquer de notre bus de nuit depuis Udaïpur, et sommes assis sur le toit de notre maison d’hôte, le Singvis Haveli, une petite maison Indienne traditionnelle, arborant encore une fois une jolie petite cour intérieure et des murs ocres en pierre. Nous observant en silence la ville qui commence à peine à s’éveiller. Les habitants de la ville encore à moitié endormis sur les toits de leur maison. Chaleur oblige. Les maîtresses de maison déjà revêtues de leurs saris colorés qui commencent à étendre leur linge au grand air. Lorsque soudain apparaissent, comme surgis de nulle part, une petite bande de singes blancs, bondissant majestueusement et avec une habilité déconcertante, d’un toit à un autre de la ville. Nous avons à peine le temps de réagir qu’ils ont déjà pratiquement disparus à l’horizon. Nous en rencontrerons fort heureusement bien d’autres au cours de notre voyage en Inde, les singes blancs occupant également très librement les murs et arbres des villes...

Voir le film…





Canicule et serviettes mouillées…
Comme nous pouvons donc le constater, Jodphur est belle et bien l’une des villes les plus ensoleillées, et donc les plus chaudes, que nous ayons jamais rencontrées… de toute notre vie. Dehors, la température dépasse joyeusement les 40°C. L’air est sec, et même plus que sec, nous conduisant du coup à boire une bouteille d’eau entière à peu près toutes les 20 minutes, à nous abriter du soleil à tout prix pendant les heures les plus chaudes, entre 13h et 15h. Et à chercher par tous les moyens à nous rafraîchir un tantinet, étant l’absence de piscine et la chaleur suffocante qui règne dans notre chambre, certes toute mignonne et avec vue (partielle, comprendre sortir la tête par la fenêtre et se tordre le cou sur la gauche) sur le fort de la ville, mais totalement dépourvue de toute climatisation, ou d’« air cooler » (une version un peu moins rafraîchissante mais un peu plus économique que le climatiseur). Nous voilà donc à l’ombre de notre logis, entièrement recouverts d’une grande serviette totalement trempée. Que nous trempons, et retrempons, à peu près toutes les demi-heures… Avant d’avoir le courage de nous extraire dehors aux environs de 16h. Le calme ambiant que nous avons rencontré pour l’instant a malheureusement un prix. Qui dit « basse saison » dit aussi « chaleur caniculaire ». Il faut donc parfois savoir déployer le système D. On ne peut pas toujours tout avoir…

 

 

Le fort. Au fur et à mesure que nous découvrons les différentes parties qui composent la forteresse de Meherangarh, nous ne pouvons que nous émerveiller devant tant de délicatesse et de finesse, que ce soit dans l’arrangement des espaces extérieurs, du jardin à la vue imprenable sur toute la ville depuis les remparts, ou dans l’ensemble des façades toutes si délicatement ciselées, avec une précision telle, qu’on ne parvient presque pas à y croire, de loin, à moins de se rapprocher de vraiment, vraiment très près. Le fort est aujourd’hui toujours géré par le Maharadja de la région, qui a décidé d’ouvrir les portes du fort aux visiteurs afin de participer à la préservation du patrimoine culturel de Jodphur.



 

 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Inde 19 Avril - 20 Mai 07
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /2007 10:47




Voir le post correspondant:
Inde, Jodphur – « La vie en bleu »

Par Kim & Christophe - Publié dans : Tour du Monde en Vidéo
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Notre projet

Nos reportages sur
TV5MONDE


Envie d'en savoir plus sur notre projet, le vrai?








En français

En anglais

Présentation

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus