Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /2007 10:09



Meuhhhhh…. Non, nous ne sommes pas du tout en plein milieu de la campagne Indienne ni même dans un petit village reculé de toute influence urbaine, mais bel et bien en plein milieu de la ville. Et nous sommes entourés d’une bonne dizaine de vaches… Des vaches blanches, grises, marrons, toutes parées d’une magnifique robe bien unie, à la différence de nos vaches tachetées en France, qui se promènent lentement et tranquillement au travers de toutes les rues de la ville, sans être dérangées le moins du monde par les passants, cyclistes et automobilistes environnant. C’est qu’ici la vache est un animal sacré, symbolisant la fertilité, qu’on ne fait donc jamais figurer aux menus des restaurants typiquement Indiens, et qu’on ne saurait non plus déranger pendant sa promenade quotidienne. Ce ne sont donc pas aux vaches de faire attention aux obstacles qui se dresseraient de manière totalement incongrue sur leur chemin, mais bel et bien à nous, passants, cyclistes et automobilistes de dévier humblement de notre trajectoire pour contourner précautionneusement les innombrables créatures bovines, en état d’éveil ou de sommeil, que nous croisons sur notre chemin. Parfois plus facile à dire qu’à faire : on compterait ici environ 300 millions de vaches !




« Octopussy show »
Ce soir ? « Octopussy show my friend ». Demain ? «Octopussy show again my friend ! » Après demain ? “Octopussy show, Octopussy show, Octopussy show!»… En un mot, ici, c’est le royaume absolu d’«Octopussy », le James Bond tourné en très grande partie à Udaïpur, entre le « Lake Palace » (l’hôtel de luxe appartenant au Taj Group), le « Monsoon Palace » (ancien palais de Maharadja dominant la ville d’Udaïpur depuis sa grande colline, aujourd’hui laissé à l’abandon) et le « Shiv Niwas Palace » (l’un des bâtiments du City Palace, reconverti en hôtel de luxe), qu’à peu près tous les restaurants budget de la ville passent et repassent à l’envie à peu près tous les soirs à l’heure du dîner. Ne résistant pas au kitsch de la proposition, nous escaladons donc l’escalier escarpé d’un des restaurants recommandés par le Routard, le « Natural City View », afin de revoir ces fameuses scènes tournées à Udaïpur depuis le toit du restaurant, devant un curry et quelques « naans », l’un des pains typiquement Indiens, tout plats et tout ronds, que l’on peut trouver agrémenté, entre autre, de beurre, d’ail ou de fromage. Et c’est là qu’on découvre les « quelques » libertés prises par le réalisateur, alors que 007 arrive, par exemple, à Agra, la ville du Taj Mahal, située à plusieurs centaines de kilomètres de là, pour arriver quelques minutes plus tard à peine devant le « Lake Palace », à Udaïpur, croisant charmeurs de serpents, avaleurs de sabres, fakirs, crocodiles et tigres etc etc.




Very special tea.  Nous venons de nous installer à notre table sur le toit du « Natural City View ». « Octopussy » vient de commencer. Nous sommes aux premières loges. Nos « naans » sont en préparation. Nous disposons de Cocas bien frais. Rien ne pourrait être plus parfait. Ou presque. Ne manquerait qu’une toute petite bière bien fraîche afin de parfaire notre grand bonheur. Las, hélas, avons-nous appris en parcourant notre Lonely Planet : la pratique de l’alcool serait non seulement très peu répandue au Rajasthan, elle serait même parfois tout simplement interdite. C’est qu’il s’agit d’un Etat encore très traditionnel et très religieux. Diantre, triple diantre, comment Diable allons-nous faire pour survivre pendant nos trois longues semaines ici ? Fort heureusement, découvrons-nous, la pratique ouverte de la bière n’est pas très largement répandue, mais celle du « special tea », si. Un thé donc très spécial, servi avec amour dans une grande théière, accompagnée de deux petites tasses blanches toute innocentes. Que l’on remplit donc à l’envie, en toute discrétion, et très ingénieusement, de grandes quantités… de bière… Alléluia le « special tea » Rajasthanais.














 

 

 
Par Kim & Christophe - Publié dans : Inde 19 Avril - 20 Mai 07
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Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /2007 09:34




Les fous du volant. Ca y est, c’est décidé, notre chauffeur de bus est complètement taré. Non content de prendre tous les nids de poule possibles et imaginables tout au long de la longue route de 18 heures (sans air conditionné) qui nous conduit de Bombay à Udaipur, notre premier stop dans le Rajasthan, notre chauffeur conduit également à une vitesse tout à fait indescriptible et possède également un goût prononcé pour le doublement de camions et autre poids lourds à des moments tout à fait incongrus. Il affectionne également le frôlement de véhicules en sens inverse au millimètre près. C’est tout du moins l’impression que nous avons du haut de nos couchettes situées bien à l’arrière du bus, là où en sommes nous pouvons sentir tout (sans parler du délicat fumet s'échappant des toilettes), mais alors absolument tous les reliefs sur lesquels les roues du bus peuvent bien passer : forcément avec un bus dépourvu de toute suspension… Ceci dit, nous aurons pu ainsi gouter aux joies fugaces (1/10ème de seconde?) de l'apesanteur avant de régulierement percuter le plafond puis de retomber sur la couchette dure comme du bois et trempée de sueur.  Pour ne rien arranger, notre chauffeur souffre apparemment également d’un TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif) particulièrement prononcé qui le pousse à appuyer de manière totalement incontrôlée sur son (monstrueusement) bruyant klaxon à un rythme d’à peu près toutes les cinq secondes. Souffrant en conséquence d’un début de surdité, il n’a donc pas d’autre choix que de monter le volume de la (kitschissime) musique à fond, afin de se tenir éveillé tout au long de cette longue, très très longue route de 18 heures… Mais nous n’allons pas nous plaindre pour autant. Nous avons au moins la très grande chance de ne pas être à la place de ce pauvre Monsieur à la moustache blanche tout enturbanné, qui est assis contre la porte des toilettes du bus, qui bien évidemment fuient, et coulent le long du couloir ou sont entassés - entassés prenant ici tout son sens - une bonne cinquantaine de gens.

 

 

 

 











Luxe, calme et volupté… Afin de nous remettre de ce premier trajet en bus non climatisé très typique, nous le découvrions plus tard, des bus du Rajasthan – si ce n’est que la plupart des innombrables autres bus de nuit que nous prendrons possèderont eux bel et bien des suspensions -, nous décidons de nous offrir un véritable petit luxe, et nous installons dans le très bel hôtel du Jagat Niwas Palace, un « haveli », c'est-à-dire une maison traditionnelle Indienne, dotée de deux jolies cours intérieures, et de murs en pierre finement ciselés. Le Jagat Niwas est, qui plus est, doté d’un petit restaurant sur le toit, avec une vue imprenable sur le lac d’Udaïpur, le lac Pichola, au milieu duquel flotte le fameux « Lake Palace », là où a été tourné le James Bond, «Octopussy ». Nous prenons même une chambre « deluxe », typiquement Indienne, avec alcôves, coussins, vue sur le lac, et climatisation. De quoi nous aider considérablement à apprécier le calme qui règne par ailleurs dans la jolie petite ville d’Udaipur, justement connue pour ses innombrables et magnifiques palais Indiens (le City Palace est même le plus grand palais de toute l’Inde) et ses « haveli ». Une des rares villes, parait-il, qui n’ait jamais été colonisée ni par les Anglais ni par les Musulmans, donnant du coup à Udaipur une ambiance réellement et typiquement Indienne.



 


Par Kim & Christophe - Publié dans : Inde 19 Avril - 20 Mai 07
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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /2007 17:57


Arrivée à Mumbaï. Ca y est, nous sommes psychologiquement prêts. A nous faire harceler comme jamais nous n’avons été harcelés pendant tout le tour du monde. A une fureur urbaine comme nous n’en avons jamais rencontré ailleurs, que ce soit en Bolivie, au Vietnam ou en Chine. A tomber irrémédiablement et catastrophiquement malade à un moment ou à un autre de notre voyage en Inde, pour peu que nous ne soyons pas suffisamment attentifs à ce qui atterrit dans nos assiettes. Après nous être directement précipité dans notre hôtel dès l’atterrissage à Bombay, depuis Bangkok, nous nous apprêtons donc à sortir le bout de notre nez, le lendemain, pour la toute première fois dans la jungle urbaine Indienne…


Et c’est alors que, à notre grande et totale surprise, absolument rien des horreurs qu’on nous avait racontées jusque là à propos de l’Inde, ne se passa. Pas de harcèlement intempestif à la limite de l’insupportable, ou rien que de très ordinaire. Une cacophonie urbaine certes présente mais tout à fait supportable. Des plats végétariens (« mixed vegetable byriani », un plat à base de légumes cuits et de riz) certes basiques mais tout à fait bons, et tout à fait digérables. Et une ville, Bombay, capitale économique de l’Inde, dotée d’un centre historique tout à fait surprenant, peuplé de vieilles et magnifiques bâtisses datant de l’époque coloniale Britannique. Et d’une grande et magnifique baie, absolument époustouflante au coucher du soleil… Mission numéro un : survivre à notre arrivée en Inde, accomplie.



 

 

 

 

 

 

 







Fin de saison à Goa.
Après une première impression plutôt très bonne de l’Inde, nous décidons de continuer sur notre lancée et de nous diriger vers Goa, au Sud de Bombay, le paradis touristique Indien par excellence, habituellement habité par les fêtes trance, et les touristes étrangers, qui composeraient, en saison, le plus gros des résidents de l’endroit. C’est exactement ce dont nous avons besoin: une bonne semaine de farniente au bord de la plage, histoire de nous accoutumer très progressivement à l’Inde, et surtout avant de nous diriger vers le Rajasthan, où nous ne savons pas encore bien ce qui nous attend.


Et c’est là que, surprise, nous apprenons en arrivant qu’il s’agit en plus de la fin de la « saison touristique » à Goa, comme dans le reste de l’Inde d’ailleurs, les mois de Mai et de Juin étant tout simplement les plus chauds de toute l’année (avec des pointes faramineuses à
45°C voire 47°C, dans le Rajasthan, justement... Arghhh…). Dans environ une semaine donc, la plupart des restaurants, hôtels, boutiques, agences de voyage et de location pour touristes, étrangers, sera fermée. Il n’y aura bientôt plus l’ombre d’un touriste.















Ou si peu. Rendant, du coup, Goa, d’une tranquillité hors norme. Plus l’ombre d’une fête trance donc à l’horizon, mais qu’importe, nous profitons autant que nous le pouvons de cet agréable zen Indien. Et nous retrouvons, du coup, à nous oublier là, au cœur du petit village de Vagator, pendant une bonne grosse semaine, entre la plage, les restaurants, les ballades en scooter et les cinés en plein air…



 

 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Inde 19 Avril - 20 Mai 07
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Jeudi 10 mai 2007 4 10 /05 /2007 14:35



« Mmmm, néléphants… » Nous sommes à peine arrivés à Chiang Mai que nous entendons parler des « Elephant Camps ». Des centres donc remplis d’éléphants, où l’on bichonne et l’où on entraîne ces énormes pachydermes à des travaux divers et variés. Où l’on leur apprend également divers tours passablement populaires auprès des touristes, étrangers ou Thaï, allant du lancer de fléchette à la pratique de la peinture en passant par celle plus émérite du foot… « Ne serait-ce pas un peu l’école du cirque tout de même ? », nous demandons-nous. Peut-être un peu quand même, lisons-nous dans le Routard, qui nous assure cependant qu’ici au moins c’est bien fait. Et qu’au moins, ici, en Thaïlande, on peut être assuré que les éléphants sont réellement bien traités. Ne s’agit-il pas après tout du pays où l’on voue une véritable adoration au taciturne pachyderme ? A tel point que les éléphants, ici, en Thaïlande bénéficient même d’une véritable sécurité sociale, et d’une retraite, retraite qu’ils passent généralement à l’abri d’un hôpital pour éléphants qui leur est tout spécialement consacré. Convaincus par tant de preuves patentes d’amour, nous nous décidons donc à aller découvrir ce fameux camp, en tuk tuk… (Bien mal nous en a pris, nous arriverons totalement inondés… Nous sommes après tout encore en plein « Songkran »…)





Voir les films:
Thaïlande - Elephant Show : Les vidéos




Par Kim & Christophe - Publié dans : Thaïlande 24 mars - 18 Avril 07
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /2007 14:49


Eléphant prend son bain:





Eléphant joue au Foot:





Eléphant danse:






Voir le post correspondant:
Thaïlande, Chiang Mai –«Elephant Show»


Par Kim & Christophe - Publié dans : Tour du Monde en Vidéo
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 13:52




« Water fight !!! » Après avoir brillamment passé notre examen de plongeurs « Open Water » à Ko Tao, nous décidons d’aller découvrir Chiang Mai, dans le Nord de la Thaïlande. Une ville que nous n’avions pas eu le temps de rejoindre lors de notre première visite, et que nombre de personnes nous ont fortement conseillé. D’autant qu’au moment où nous décidons d’y aller, la grande fête du « Songkran », le nouvel an Thaï, et Bouddhique, bat justement son plein. Une fête qui ne dure ailleurs, en Thaïlande, « que » trois jours, du 13 au 15 Avril, les jours supposés les plus chauds de toute l’année. Mais comme ici, à Chiang Mai, on ne fait pas les choses à moitié, on a préféré étendre la fête à cinq grandes journées. Non stop. Et dehors, en ce moment, dans les rues de la ville, c’est comment dire, un peu « Apocalypse Now »… En groupes, en familles, à pied, en Jeep, tout le monde est armé jusqu’aux dents de pistolets, fusils à pompe et seaux remplis à ras bord d’eau parfumée, ou glacée… Que l’on jette allègrement sur toute personne à portée de main, sans pitié.





















Les passagers de tuk tuk, surtout lorsqu’il s’agit de touristes, en prennent particulièrement pour leur grade. Totalement impossible de rester au sec pendant le « Songkran ». Même si à l’origine il ne s’agissait que d’une cérémonie où les personnes plus âgées bénissaient les plus jeunes et les lavaient de leurs fautes passées en leur versant un tout petit peu d’eau sur la tête… Le moins que l’on puisse dire, c’est que le « Songkran » au fil des ans a un tout petit peu dégénéré… Pour notre plus grand bonheur, nous qui, comme tout le monde ici, courons aussi d’une rue à l’autre, totalement trempés des pieds à la tête, munis de nos propres seaux et autres pistolets à eau, agressant également sauvagement tout adulte, enfant, chien, Jeep, moto, tuk tuk, camionnette, taxi… à portée de main… Ne nous reposant que pour nous sustenter d’un gros burger, avant de repartir de plus belle… (Youhou !).

Voir les films:
Thaïlande, Songkran - Les enfants : La vidéo
Thaïlande, Songkran : La vidéo





Par Kim & Christophe - Publié dans : Thaïlande 24 mars - 18 Avril 07
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Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /2007 14:12
Par Kim & Christophe - Publié dans : Tour du Monde en Vidéo
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