Vendredi 27 avril 2007 5 27 /04 /2007 17:57


Au petit matin, nous prenons un bus de Phnom Penh pour Siem Reap, (la ville la plus proche des temples d’Angkor). A l’arrivée, sept heures plus tard, des hordes de rabatteurs et chauffeurs de taxi se déversent sur nous, les deux seuls pauvres touristes présents dans un car rempli autrement de Cambodgiens. Parvenant à nous extraire miraculeusement de la mêlée, nous prenons un taxi qui nous amène dans le centre tout proche. Nous sommes à quelques kilomètres des temples, qui se visitent en général à vélo ou en taxi. Vu la chaleur, nous optons pour une sorte de tuk tuk, qui nous amènera d’un temple à l’autre pour quelques dollars.



Départ, le lendemain matin, à… cinq heures ! Pour éviter la foule, et surtout pour ne pas manquer le lever de soleil sur Angkor Wat. Angkor un moment magique, spectaculaire, beau quoi : Voir le film. Nous allons ensuite voir Angkor Thom et ses têtes géantes sculptées dans la roche. Nous finirons par Ta Prohm, où la nature a progressivement repris ses droits et envahi la pierre, offrant d’étranges mélanges : les racines d’arbres immenses recouvrant des murs entiers, serpentant autour des têtes sculptées et bas reliefs…




Par Kim & Christophe - Publié dans : Cambodge 14 -23 Mars 07
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Vendredi 27 avril 2007 5 27 /04 /2007 11:11
Par Kim & Christophe - Publié dans : Tour du Monde en Vidéo
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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /2007 17:47


Apocalypse Now. Allégés de plusieurs litres de sueur suite à notre voyage caniculaire en bateau le long du Mékong, nous larguons les amarres à Phnom Penh. Sans nous douter que nous allons y rester bien plus longtemps que prévu… Notre trajet en bateau, depuis Saigon, d’une durée de trois jours, a été à la fois pittoresque, haut en couleurs et épuisant. Comme tout tour operator asiatique qui se respecte, les activités s’enchaînent tout le long de la journée, non stop. Une ferme à crocodile par ci, une « usine » de galette de riz par là, une plantation de fruits, un temple, un mini trek au coucher du soleil, trois ou quatre bateaux différents pour visiter le Mékong sous toutes ses coutures : de ses canaux bordés d’habitations sur pilotis aux marchés flottants. La dernière partie du trajet en bateau a un petit goût d’ « Apocalypse Now ». Les paysages se déroulent au ralenti, sous une chaleur écrasante et les toussotements du moteur fatigué. C’est l’une des meilleures parties du voyage, les villageois nous accueillant les uns après les autres avec leur plus beau sourire, alors qu’ils sont en train de se « doucher » dans la rivière ou de faire la cuisine… (Voir Les enfants du Mékong).




No Penh – No Game. Les gros incultes que nous sommes n’avions initialement pas prévu de rester plus de deux jours à Phnom Penh, juste le temps nécessaire pour visiter la ville en courant, et rencontrer un orphelinat pour My Petit Mundo. Pour être tout à fait honnêtes, nous nous attendions à une ville sans charme, polluée, agitée. C’est en fait tout l’inverse. Annonçant initialement à notre hôtel que nous resterons deux nuits, nous prolongeons chaque soir pour une nuit de plus, jusqu’à rester une semaine. Quelle a été la révélation qui nous a ouvert les yeux et converti au « phnompenhisme » ? Et bien, c’est un peu grâce à…………… mon ventre. Une bonne vieille tourista me collant au lit les deux premiers jours, et nous amenant à rester plus longtemps, pour récupérer en douceur et apprécier les charmes de la ville.



Phnom Penh – La surprise.
L’architecture de la ville a en fait été bien préservée : le centre est aménagé le long d’un immense fleuve, avec une grande avenue bordée de terrasses d’hôtels et de restaurants, donnant sur la large pelouse couvrant les berges du fleuve. C’est sur cette même pelouse que se retrouvent les habitants en fin de journée et le week-end pour pique-niquer… La ville ne donne pas l’impression d’une capitale, avec ses petites bâtisses, ses avenues aérées et verdoyantes, et surtout son calme ambiant, en comparaison à ses voisines asiatiques. Pas ou peu de klaxons, pas trop de monde sur les routes, les gens sont zens, très souriants, et cherchent le moindre prétexte pour s’amuser et rire. On en oublierait presque que le régime de Pol Pot sévissait encore il n’y a pas si longtemps que cela, alors que les gens ici ont redécouvert le bonheur de vivre, et insufflent une joie extrêmement communicative.



 

Nous passons quelques jours le long du fleuve, visitons des temples, allons dans l’autre quartier touristique de la ville, celui des backpackers, construit autour d’un grand lac bordé de restaurants sur pilotis avec hamacs et flanqué d’une vue absolument imprenable au coucher du soleil… Nous allons également visiter le redouté « S-21 », ancienne école reconvertie en prison sous le régime de Pol Pot, où furent torturés et exécutés plusieurs milliers de « dissidents » au régime des Khmers Rouges. En réalité pour la plupart des innocents victimes de la paranoïa aigue du régime, qui finissaient sous la pression des tortures par dénoncer père et mère, amis, proches, afin d’abréger leurs souffrances...Seuls sept prisonniers en ressortirent vivants. Les photos des prisonniers, prises lors de l’incarcération, sont affichées le long des murs au travers de plusieurs salles au rez de chaussée. Une exposition photo, au dernier étage du S-21, retrace la vie de certains des prisonniers, à partir des témoignages de leurs proches. Une visite qui glace quelque peu le sang, et qui fait d’autant plus apprécier à quel point les Cambodgiens savourent leur bonheur et leur liberté d’aujourd’hui. Pour notre dernier jour à Phnom Penh, nous louons une moto et partons dans la campagne, à une heure de la ville, rencontrer un orphelinat pour My Petit Mundo, où les enfants nous attendant avec plusieurs spectacles de danse et de chant (voir les articles et films sur TV5). Recouverts de poussière à l’aller, un orage éclate au retour, nous laissant un fin vernis de boue sur tout le corps.



Par Kim & Christophe - Publié dans : Cambodge 14 -23 Mars 07
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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /2007 13:38



Club 27. Euh, nous sommes soudain submergés par un léger doute. Le club qui se dresse à présent devant nous n’a, de l’extérieur, rien de ce que l’on pourrait attendre d’un véritable « club ». Une hôtesse nous attend devant la porte. L’entrée ressemble à un coupe-gorge. Au fin fond du couloir qui mène à l’intérieur du « club », un escalier disparaît à l’étage, ne laissant rien présager de bon. Pour ne rien gâter, nous n’avons bien entendu jamais parler de ce « club », qui ne figure dans aucun des guides que nous avons emportés avec nous. Nous voilà donc à 2h du matin, à l’entrée du « Club 27 », après être passés tour à tour a « L’Apocalypse Now » et au « Tropical Rainforest Disco », sans succès, les deux dits clubs fermant irrémédiablement leurs portes à très exactement 2 heures du matin*. Nous nous décidons tout de même à tenter le tout pour le tout et pénétrons donc au sein du « Club 27 »… Quelques minutes plus tard, quelle n’est donc pas notre surprise de ne pas nous retrouver par « erreur » dans un bordel, mais dans le meilleur club de tout Saigon ! Entrée gratuite, musique électronique, décoration intérieure minimaliste, lumière électrique… Le dernier club « tendance » qui vient juste d’ouvrir ses portes, paraît-il, pratiquement entièrement fréquenté, qui plus est, par de véritables Saigonais…

* contrairement, soit dit en passant, à ce qui était mentionné dans notre Lonely Planet selon lequel ces clubs ne démarreraient pas avant minuit…



Les enfants du Mékong.« Vite, vite, dépêche toi », entendons-nous tout à coup alors que nous remontons tranquillement le Mékong en direction du Cambodge. Un petit garçon, pas plus haut que trois pomme, apparaît soudain en courant à toute allure du fin fond de sa maison qui borde le Mékong, et se jette littéralement devant nous afin de nous saluer à toute allure. « Hello, hello !!! », nous lance-t-il fièrement en agitant ses deux bras vers nous, encore tout essoufflé après sa folle course. « Hello, hello !! », nous lui répondons-nous en cœur depuis notre embarcation de fortune. « Hello, hello !! », continue-t-il à nous lancer toutes dents dehors alors que nous nous éloignons progressivement, le visage illuminé comme s’il n’avait jamais rien vu de plus beau qu’un bateau à moteur rempli d’une vingtaine d’étrangers. Un air émerveillé que nous recroiserons tout au long de notre voyage le long du Mékong. Partout où nous passons, les enfants courent le long de la berge, sortent de l’eau, sautent dans l’eau, rien que pour nous saluer, et nous offrir le plus beau des sourires. Le plus beau des au revoir.



 


 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Vietnam 21 Fév. - 13 Mars 07
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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /2007 13:19



Le bonheur avec un grand B. Tout paraît soudainement plus beau, plus bon, plus ensoleillé, plus chaleureux… Les gens ici sourient. Rient à gorge déployée. Ne nous montrent pas du doigt. Ne nous lancent pas des regards dégoûtés. Ils sont polis. Courtois. Nous traitent comme de véritables êtres humains. Non, nous ne sommes pas illuminés. Nous sommes juste bel et bien arrivés dans le Sud…* Presque un autre pays, tant il semble différent de la région du Nord, ou plus précisément de la région de Hanoi. Tempérament différent, dialecte différent (en d’autres termes, nous venons de passer d’une compréhension pratiquement réduite à l’état de devinette dans le Nord à une compréhension pratiquement totale dans le Sud), cuisine différente, beaucoup plus riche et variée**.




Nous redécouvrons le véritable « phô » (la soupe traditionnelle Vietnamienne) tel qu’il devrait toujours être préparé. Enrichi de multiples herbes fraîches, de soja, de sauces diverses et variées… Vingt quatre ingrédients au total, paraît-il***. Nous redécouvrons les « rouleaux de printemps » tels qu’ils devraient toujours être servis, frais, parsemés de crevettes et enrobés de multiples feuilles de menthe fraîche. Nous savourons les plats Vietnamiens tels que nous les avons toujours connu, là bas, en France, et découvrons qu’en réalité, ces plats « Franco-Vietnamiens » viennent tous de ce côté ci du pays, de ce bon vieux Sud.

* techniquement délimité par la ville de Muine
** encore une fois en toute objectivité… 
*** D’où le nom de la fameuse chaîne de restaurant spécialisée dans le « phô », « Phô 24 ». 

 




De drôles de building.
Nous avions été, comment dire, quelque peu surpris lorsque ma très chère maman avait décidé d’acquérir, il y a maintenant quelques années de cela, une maison quelque peu hors du commun, absolument tout en hauteur. Comprendre une pièce par étage, faisant de la maison une bâtisse toute étroite, haute de trois étages. Jusqu’à ce que nous arrivions au Vietnam et découvrions très exactement… la maison de ma maman, reproduite à l’infini, tout au long des rues de Hanoi, de Hue, de Hoi An, De Muine, et de Saigon. Des maisons tout en hauteur, rien en largeur, comme si une loi mystérieuse avait ici empêché d’une manière ou d’une autre les architectes de construire des bâtiments qui s’étendraient aussi bien en largeur qu’en hauteur. Avant de découvrir qu’en fait, une taxe datant bien du siècle dernier se trouve être à l’origine de tout cela. Une taxe donc imposée par le gouvernement de l’époque, qui imposait les commerçants non pas sur leur chiffre d’affaires ou la nature de leur commerce (quelle hérésie !), mais selon la largeur (quoi de plus logique ?) de leur boutique. Conduisant du coup les étages situés juste au dessus de ces dits commerces à une taille toute aussi étroite, donnant au final ces séries de drôles de bâtisses, tout en hauteur, et en étroitesse.

 

 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Vietnam 21 Fév. - 13 Mars 07
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Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /2007 10:06



Panne sèche. 4 heures du matin. Une heure en somme tout à fait idéale au Vietnam afin de faire un arrêt (un de plus), cette fois-ci totalement inopiné. Et pour cause. Nous avons apparemment un problème… de tuyau. Le dit tuyau gît à présent lamentablement inerte à même le sol. Au vu de son état avancé de décomposition, comprendre le dit tuyau a déjà manifestement maintes fois servi et en porte les traces visibles sous la forme de divers bouts de scotch de toutes tailles et de toutes couleurs, nous ne sommes pas prêts de repartir. Bien entendu, il peut aussi s’agir d’une des nombreuses techniques locales afin de pousser le touriste non aguerri à bout, en rendant le voyage tellement pénible (on s’arrête tout le temps, on met la musique à fond, on n’arrête pas d’éteindre et de rallumer la lumière du bus…) et tellement long (dans notre cas, nous culminerons à 5 heures de retard) que le dit touriste non aguerri finira par craquer à l’arrivée et se précipitera sans demander son reste à l’intérieur de la première maison d’hôte venue. Autrement dit la maison d’hôte qui permettra à la compagnie de bus de se toucher une jolie commission. Mais il peut aussi s’agir d’une véritable panne… Dans tous les cas, nos pauvres carcasses encore totalement endormies ne pouvant rien faire, nous décidons de nous rendormir tranquillement, après toutefois avoir immortalisé le dit magnifique tuyau… (qui rappelons le tout de même est censé faire marcher ce satané bus…).

 




Course de cyclo… Nous revenons tout juste d’un grand tour de cyclo à travers l’ancienne citadelle de Hué, dans le centre du Vietnam, et sommes présentement debout au bord du trottoir, complètement perdus, et dans l’incompréhension la plus totale… Nos deux conducteurs de cyclo viennent tout juste de nous déserter, sans demander leur reste, et surtout sans avoir pris la peine de prendre l’argent que nous leur tendions... Sous le choc, nous restons quelques secondes sans réaction, un peu éberlués, avant de reprendre nos esprits et leur courir après. Il ne s’agissait pourtant que de l’un de ces nombreux « malentendus » quant au prix à régler à la fin d’une course de cyclo (la situation présente étant non pas le fameux « il s’agissait non pas du prix pour deux mais du prix pour un » mais du « il ne s’agissait pas du prix pour la course entière mais du prix par heure »). Mais apparemment, cette fois-ci, quelque chose a dû nous échapper…

 

 

 

Perdre la face. Nous les rattrapons quelques mètres plus loin, dans un coin, isolé des commerçants et des autres conducteurs de cyclo qui, nous entendant « discuter » vivement en Vietnamien, avaient commencé à y mettre également du leur, et à discuter à qui mieux mieux de ce que nous devrions réellement payer… C’est ce qui s’appelle au Vietnam faire « perdre la face » à quelqu’un. Quelque chose dont nous avions vaguement entendu parler mais que nous ne savions pas si sérieusement respecté au Vietnam. Notre conducteur de cyclo nous explique : au Vietnam, rentrer en conflit en public ne se fait pas. Surtout lorsqu’on est pris à défaut et que l’on se fait accuser d’avoir honteusement essayer d’arnaquer ses clients… Il vaut mieux dans ce cas déserter la scène plutôt que de rester, ou pire, accepter l’argent que l’on nous tend, ce qui serait un signe supplémentaire de « défaite ». Nous finissons par nous séparer, après avoir coupé la poire en deux, non sans avoir longuement discuté pendant une bonne demi heure supplémentaire entre le prix initialement fixé (40 000 Dong), celui, exorbitant, réclamé (120 000 Dong), et les recommandations des autres chauffeurs de cyclo rencontrés ci plus haut (60 000 Dong)…

 

 

 

Le trafic à Saigon… (Ahhhh !!!) Cette fois-ci c’est certain, nous allons mourir. Ou plus simplement passer le reste de notre séjour à Saigon obstinément bloqué sur un seul et unique côté du trottoir. Car le trafic, qu’on nous avait pourtant déjà décrit en long et en large dans les nombreuses autres villes Vietnamiennes par lesquelles nous sommes passées, est ici tout simplement totalement insensé. Les hordes de deux roues se déversent en flots congestionnés continus, ne laissant apparemment pas la moindre chance de survie aux piétons totalement illuminés qui tenteraient tout de même la traversée. Pour ne rien faciliter, là où nous sommes à présent, il n’y a pas la moindre trace de feu rouge. D’après le Lonely Planet, il faudrait dans ce cas très précis tout simplement se lancer calmement dans la marée de motocyclettes, en marchant, sans se presser, et surtout sans courir… Autrement dit, du délire total. Ayant de toute façon perdu depuis déjà très longtemps toute notre raison, nous nous élançons tout de même, non sans nous y être repris à plusieurs fois, nous attendant à un carambolage imminent et à au moins une bonne dizaine de milliers de morts… Et nous retrouvons quelques minutes plus tard de l’autre côté, sain et sauf, sans la moindre égratignure ou écorchure. La magie du Vietnam, en somme…



 

 

 

 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Vietnam 21 Fév. - 13 Mars 07
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Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /2007 07:50

 



Conservatrice Hanoi. Nous sommes attablés dans un restaurant relativement touristique. Cette fois-ci, nous sommes loin d’être les seuls étrangers. Pourtant, nous serons à peu près les seuls à qui la serveuse ne sourira pas une seule seconde. Elle ne fera même pas l’effort de nous lancer un semblant de rictus, et nous affligera même à un moment, très ouvertement, d’un véritable regard assassin. A tel point que nous commencerons tout de même à nous demander, au bout d’un moment : « mais qu’avons-nous fait pour mériter ça ? » Certes, les Vietnamiens du Nord sont connus pour être un peu plus « retenus » que leurs (merveilleux) compatriotes du Sud*. Mais la récurrence du comportement décrit ci-dessus, déployé à divers degré de froideur, principalement observé à Hanoi, nous amènera à nous demander, à la longue, si, nous ne bénéficions pas, tout de même, d’un léger « traitement de faveur ».  

 

 



Pourquoi tant de haine ? En deux mots, nous sommes 1) un couple mixte, composé 2) d’une « Viet Kieu » (une Vietnamienne qui a commis la grossière erreur de n’absolument pas habiter le Vietnam), 3) qui parle le Vietnamien avec un bon gros accent du Sud (alors que, rappelons le nous, nous sommes dans le Nord… le même Nord qui a été légèrement en guerre il n’y a pas si longtemps que cela contre un certain Sud), 4) et d’un Occidental, 5) qui, non content d’être Français (hic !) 6) vit apparemment, comble du comble, dans le pêché le plus total (comprendre, nous ne sommes pas mariés), ceci donc 6) dans une région connue pour son caractère encore très conservateur… Et cela donne, ma foi, une expérience un tout petit peu inattendue (voire parfois à la limite du déplaisant), alors que nous croyions pourtant trouver ici, au Vietnam, le salut suprême, après la Chine du Sud, et ses innombrables murs d’incompréhension…



 



Nous prendrons tout de même le temps de saluer la beauté, il est vrai, de la magnifique baie d’Halong, et de l’intemporelle petite ville de Hoi An (un petit havre de paix, classé patrimoine mondial de l’Unesco, très facilement parcourable à pied, parsemé d’anciennes demeures Vietnamiennes, et d’hôtels plus incroyables et bon marchés les uns que les autres**), avant de nous précipiter direction… le Sud.


* en toute objectivité, nous ne disons pas simplement ça parce que l’un de nous vient justement du bon vieux et merveilleux Suuuud…


** notre chambre, avec un lit Queen size, une vue sur les rizières, la télé câblée, dans un hôtel impeccablement tenu, doté d’une petite piscine, nous a coûté la somme totalement folle de 15 dollars.

Par Kim & Christophe - Publié dans : Vietnam 21 Fév. - 13 Mars 07
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