Dimanche 8 octobre 2006 7 08 /10 /2006 19:05

Nous voilà enfin arrivés à bon port. Après un premier bus, un ferry, un taxi, puis un avion avec escale, un second bus, un troisième, un quatrième, un passage à la douane brésilienne, un cinquième bus. Et hop là, quelques 20 heures plus tard, à peine, après avoir quitté Arraial d’Ajuda au Brésil, nous sommes déjà installés dans notre nouvelle chambre, à Puerto de Iguazu, en Argentine.

 

Après deux semaines de farniente sans soleil, de plages sans baignade, deux semaines que certains pourraient qualifier de grosse loose, nous nous sommes tristement résignés à remettre nos tubes de crème solaire quasi neufs dans nos sacs, et à partir du Brésil pour découvrir l’Argentine… Rien ne sert de s’acharner. La dépression qui remonte alors tranquillement de la Costa Verde vers Salvador de Bahia (soit exactement notre itinéraire) n’est pas prête de disparaître. Et tant qu’à faire d’être servis niveau humidité, nous préférons nous baigner au milieu des fabuleuses chutes d’Iguazu, celles là même qui ont servi de décor au film « Mission », avec Robert de Niro et Jeremy Irons.

 

Des chutes qui seraient même considérées par certains comme les plus belles du monde. Mieux que les chutes du Niagara aux Etats-Unis ou les chutes de Victoria, en Afrique. Rien que ça. En attendant la superbe journée qui nous attend donc le lendemain, nous commençons par profiter d’un repos bien mérité, allongé dans un véritable lit, histoire de donner un peu de répit à nos dos meurtris par un séjour un tout petit peu trop prolongé en position demi couchée.

 

Nous nous relaxons donc, surfons sur les 36 000 chaînes câblées que capte notre super télé. Nous nous laissons le temps d’admirer les pierres et les poutres apparentes de notre mini appart, normalement fait pour accueillir six personnes. Qui ne nous coûte que 18 euros en tout et pour tout. Soit 9 euros par personne, par nuit. Hourra la basse saison et le niveau de vie en Argentine, deux fois moins élevé qu’au Brésil. Excepté que, tout doucement, très progressivement, une drôle d’odeur tout de même commence à s’échapper du côté gauche de notre merveilleux lit…

 

L’humidité ? La pierre ? Les poutres ? Ou bien… du pipi ??!! (!!!????) Nous n’en croyons pas nos yeux. Ou plutôt nos narines. Quelqu’un (les précédents occupants de la chambre ? La femme de ménage ? Un chien ?) aurait il eu la brillante idée de se soulager sur le mur en haut à gauche de notre lit avant de quitter la pièce ? Ou pire, directement sur le coin en haut à gauche du… matelas ??!! ( ????) Nous en avions entendu parler, mais n’avions encore jamais eu la chance (…) de l’expérimenter. Le manque d’hygiène parfois constaté dans certains établissements hôteliers d’Amérique du sud. 
 

 

Et, à y regarder (renifler) de plus près, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. La « délicieuse » odeur vient bien de notre matelas/drap/couverture. Nous nous précipitons donc à la réception pour expliquer la situation. Baragouinons dans un espagnol passablement rouillé en agitant les bras devant un gardien à moitié endormi. Qui n’a pas l’air plus surpris que ça ( ??!!!), et nous donne gentiment de nouveaux draps. Propres. Comme si de rien n’était. Nous ne sommes que partiellement soulagés. Retournons le matelas en attendant de pouvoir éventuellement changer de chambre le lendemain. Avant de se retrouver quelque peu abasourdis, quelques heures plus tard, devant une des tenantes du lieu qui nous soutient dur comme fer que cette drôle d’odeur n’est en fait « que » le « désodorisant » qu’utilisent les femmes de ménage ( ??!!). Et que non, ils ne peuvent pas nous fournir un nouveau matelas (euh, que comptent-ils exactement faire avec le matelas qui se trouve actuellement dans notre chambre ?) Et que non, ils ne peuvent pas nous reloger dans une chambre du même type.


Comment faire pire ? Remplacer les draps propres que nous avions échangés la veille, pour nous remettre exactement les draps que nous avions en arrivant. Ceux là même donc qui suintaient cette délicieuse odeur de pipi, exactement au même endroit, en haut, à gauche du lit. Tout en nous faisons croire donc qu’il s’agit là bel et bien de draps tout propres, tout neufs. Si si, c’est incroyable, mais c’est bel et bien vrai. Que faire en pareilles circonstances ? Prendre nos jambes à nos cous en n’essayant pas trop d’imaginer quelles autres pratiques hautement non hygiéniques doivent être pratiquées par ce charmant établissement, pour nous précipiter dans le premier hôtel un tant soit peu standardisé en terme de propreté venu…

 

 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Argentine 10 Sept - 8 Oct. 06
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