




VERS L'INFINI ET AU-DELA... Pour voir notre itinéraire autour du monde.
Suivez nos aventures autour du monde pendant 10 mois en Amérique du Sud, Océanie, et Asie en textes, en images et en vidéo!
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Amérique du Sud
Brésil Août 06
Argentine Sept 06
Bolivie Oct. 06
Pérou Oct. 06
Chili Nov. 06
Océanie
Nouv. Calédonie Déc. 06
Nouv. Zélande Déc. 06
Australie Janv. 07
Asie
Indonésie Fév. 07
Vietnam Fév - Mars 07
Cambodge Mars 07
Thaïlande Avril 07
Inde Mai 07
Philippines Juin 07
Chine Juin 07
Japon Juin 07
Retour Paris le 07/07/07
« Hijo de puta… suiia fbhiug hiwgy uocy zqdgb !!! » Autrement, “fils de pute... suiia fbhiug hiwgy uocy zqdgb !!! » Non, ce merveilleux langage ne sort même pas de la bouche d’un adulte tout ce qu’il y a de plus conscient de son verbiage. Ce joli vocabulaire, particulièrement sonore alors qu’il est vociféré à quelques centimètres seulement de nos frêles oreilles, vient tout droit du gosier d’un enfant qui doit avoir, tout au plus, 8 ans… C’est que l’occasion est sacrée, et permet, du coup, toute sorte de comportements qui seraient autrement totalement intolérés. Aujourd’hui, dimanche, nous sommes assis au cœur d’un stade de la banlieue de Buenos Aires. Sur le point d’assister à une affrontement décisif entre les deux équipes locales, qui de bien entendu se haïssent mutuellement, et profondément : Independiente contre San Lorenzo.
Et, il n’y a pas à dire, il a beau ne s’agir que d’un match amical comme il y en a beaucoup les samedis et dimanches, l’ambiance est totalement survoltée. Remplissant bien les trois quart du stade, les fans d’Independiente sont tous maculés de rouge et blanc et arborent pèle mêle drapeaux, ballons et fumigènes … Tout à droite du stade, ça ne rigole vraiment pas. « L’ennemi », les supporters de San Lorenzo, même s’ils ne prennent qu’un tout petit cinquième du stade, ont été isolés et protégés par des barrières, et une horde de policiers. Avec gilets pare balles et grosses matraques. On se croirait quasi à un match de Coupe du Monde ou de Ligue des Champions. Une équipe de télé est même là pour filmer la rencontre. Et les sponsors, tels Gillette, encombrent les bords du stade.
Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, nous sommes du bon côté du stade, dans les tribunes d’Independiente. A côté des innombrables supporters, de tous âges, qui vocifèrent des petits noms tous plus charmants les uns que les autres à destination de leurs homologues San Lorenzien. Et même lorsqu’on ne connaît pas encore très bien les « paroles » de l’hymne local, parce qu’on a tout simplement que 4 ans, on participe quand même, en agitant furieusement un grand drapeau rouge et blanc, sous le regard plus qu’approbateur du grand-père, apparemment fermement « Independientien » dans l’âme.
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