Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /2006 23:55

 

 

  Nous sommes en Septembre, en Argentine. Les infos défilent. Ca y est : le grand scoop tant attendu par des millions d’Argentins est lâché : nos amis les pingouins sont arrivés ! Après un rude voyage de 6000 km, la migration des pingouins de Magellan prend fin sur les côtes de la Patagonie Atlantique , principalement autour de Puerto Madryn, sur la péninsule Valdès, ou plus bas, à Punta Tumbo, où il y en a jusque 120 000 en même temps. Et ces endroits sont ouverts aux humains !   

 

 

A peine les nouvelles reçues, nous jetons nos affaires dans nos sacs et courons vers la station de bus la plus proche ! 120 000 pingouins !!! Il y en a tellement, parait-il, qu’on pourrait presque marcher dessus si on ne faisait pas attention. Et effectivement, c’est le cas. Les collines sont recouvertes de petites taches blanches et noires. Il y en a partout. On se croirait dans « Les Oiseaux » de Hitchcock, en version pingouins.

 

 

  On ne se lasse pas de les regarder sortir difficilement de l’eau pour rejoindre leur « nid » (qui correspond plus à l’idée que nous nous faisons d’un trou). Nid qu’ils retrouvent normalement chaque année. Après une petit nettoyage de printemps et en espérant qu’aucun intrus n’ait profité du logis abandonné pendant la migration, il ne reste plus qu’a gratter un peu le sol pour agrandir au cas où le maître des lieux aurait pris quelques kilos.
 

 

 

En Argentine, Septembre, c’est le début du Printemps, la saison des amours pour les pingouins qui arrangent donc (ou construisent pour les plus jeunes) tranquillement leur garçonnière en espérant qu’une femelle passe par là un beau jour (et tombe dans le trou ?). Une fois en couple, le pingouin et sa compagne resteront fidèlement unis pour la vie et ne changeront pas de partenaires (peut-être par flemme certes, mais il faut dire que les couples de pingouins ont l’air particulièrement heureux – cf photos). Ce qui leur fait un point commun (outre leur apparence débonnaire) avec les hippopotames eux aussi monogames.    

 

 

 

  Une fois l’union consommée, c’est au mâle qu’il incombe d’aller chercher à manger (si les lionnes savaient…). Tâche ardue si l’on considère qu’il doit parfois faire jusqu’à 600 km juste pour trouver  l’équivalent des « fraises » pour sa chérie. Il doit ensuite remonter péniblement avec ses petites pâtes jusqu’au nid (rappelons qu’il y en a environ 50 000 disséminés sur Punta Tumbo, et que ceux-ci peuvent se trouver jusqu’à un kilomètre de la côte), et pourra enfin retrouver sa bien aimée sagement en train de couver les œufs.

 

 

Les pingouins n’ont pas l’air trop farouches et n’ont pas l’air d’apprécier spécialement la solitude. Vivant en général à quelques centimètres les uns des autres, ils se laissent approcher très facilement, et vivent également en harmonie avec les guanacos (cousin du lama) et les moutons, qui sont également assez nombreux dans les parages, et qui donne, il faut le dire, un tableau assez étrange.   

 

 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Argentine 10 Sept - 8 Oct. 06
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