Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /2006 02:41


Non, non, nous ne sommes pas du tout des gros malades mentaux du voyage. Nous aimons prendre notre temps. Nous poser. Profiter. Tranquillement. Sans s´énerver. En d´autres termes, cultiver le farniente? Mmmm?

 

Fin Septembre 2006. Surlendemain de notre arrivée dans la région montagneuse de Salta, dans le nord de l´Argentine. Il est 11h du matin. Nous sommes réveillés (Sisi), et avalons déjà furieusement les kilomètres au volant de notre Chevrolet « Gol » louée sur le vif auprès du Hertz local. Pas le temps de rigoler. Nous avons la fameuse route normalement rempruntée par le « train dans les nuages » à réduire en poussière avant le coucher du soleil.* Entre routes de montagnes, aqueducs vertigineux posés à 4000 mètres, formations rocheuses quasi martiennes, et vallées peuplées de cactus, vaches, moutons, et autres bêtes parfois mal identifiées par nous, ignares de citadins...

 

Pied au plancher - ou presque, la vitesse maximale autorisée sur les routes de malades que nous prenons alors étant de 50 km/h... -, nous négocions les virages impossibles, les sentiers étriqués, à double sens, parsemés de terre et de pierres, les cols de montagne à 4000 mètres d´altitude, les poids lourds impossibles à dépasser, les nuages de terre soulevés par le moindre véhicule nous barrant inopinément le passage... On n´est pas là pour compter les pâquerettes. Quasi pas le temps de manger. Nous nous arrêtons vite fait au restaurant de l´hôtel - soit dit en passant étonnamment luxueux - de la ville quasi fantôme de San Antonio de los Cobres, et repartons presque aussi tôt sur la route infernale. Qui n´en finit pas.

 

16h. Le soleil entame déjà sa course descendante lorsque nous arrivons dans les fameuses « Salinas » de la région. Une grande étendue de sel, blanchâtre, entourée de quelques habitations de ci de là. Quasi laissées à l´abandon. Un spectacle presque apocalyptique, de ceux qu´on ne voit habituellement qu´au cinéma. Un avant goût des immenses salines que nous verrons quelques semaines plus tard en Bolivie, près de la ville de Uyuni. Avant d´arriver à la fameuse vallée dite « des peintres ». Aux environs de 17h, alors que toute source de lumière a déjà pratiquement disparu de la surface du ciel. Une vallée étonnamment rougeoyante. Curieusement parsemée d´onces de vert, de rayures jaunâtres. Presque irréel. Et là, juste quelques minutes à peine avant que le soleil ne disparaisse pour de bon de l´autre côté des cimes, nous passons devant un minuscule petit village littéralement posé au pied de la vallée. Purmamarca... Note à nous même : revenir ici, éventuellement, si nous avons le temps, pour pouvoir en profiter, beaucoup plus longtemps, et de beaucoup plus près...

 

* Le dit train ayant malheureusement subi un léger ennui technique et ne fonctionnant donc plus, nous n´en saurons malheureusement pas bien plus sur ce mystérieux incident? ?, nous n´avons donc pas eu d´autre choix que de tenter de découvrir les fameux paysages traversés par le fameux «tren» par nous mêmes.

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Argentine 10 Sept - 8 Oct. 06
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