Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /2006 01:07

6h. Arrivée à la Paz , capitale de la Bolivie juchée à quelques 3600 mètres d’altitude ( !), après une nuit quelque peu difficile passée dans un bus infiltré par les courants d’air, un Bolivien (obèse) à moitié allongé sur nous, en compagnie d’un gamin un tantinet récalcitrant qui aura passé une bonne partie de la nuit à pleurer/hurler à gorge déployée... C’est donc en quête de véritables heures de sommeil que nous nous ruons sur l’auberge de jeunesse que nous avons réservé quelques jours plus tôt, à distance, sur Internet. Notre chambre dispose d’une vue plongeante sur la ville, et nous ne pouvons nous empêcher de remarquer, déjà, à cette heure matinale alors que le jour est à peine levé, la structure particulièrement frappante de la capitale bolivienne. Un bon millier de maisonnettes s’entassent absolument partout sur les hauteurs de la ville, qui semble s’étendre à l’infini. Des collines et des collines d’habitations entourent la Paz. Il y en a absolument partout. Il y en a tellement que cela nous arrête net, alors même que nous sommes sur le chemin menant à notre chambre. La visite de la ville, que nous n’envisageons que bien, bien plus tard, dans la journée, promet d’être intéressante, nous disons-nous, alors que nous sombrons dans nos lits respectifs (pas de lit « matrimonial », comprendre lit double, malheureusement), pour ne nous réveiller que bien plus tard, dans l’après-midi. 


« On dit ce soir 19h ? » Nous avons alors comme un moment d’hésitation. Nous nous sommes reposés mais sommes encore épuisés par notre voyage pittoresque en bus. Nous sommes qui plus est, comment dire, un tout petit peu malades. Rencontrer dès le soir même les volontaires de l’association Sport Sans Frontière pour les besoins de My Petit Mundo ne nous apparaît pas, sur le coup, comme la meilleure idée au monde. Mais nous n’avons pas vraiment le choix. Nous n’avons prévu que de rester très peu de temps à la Paz. Nous nous jetons donc dans avec notre nuit difficile et notre mal de ventre dans les rues de la Paz , et traversons une bonne partie de la ville à pied, afin d’effleurer déjà, un peu, l’ambiance de cette ville agitée. Nous ne sommes pas déçus. Nous avons même bien du mal à reconnaître le quartier absolument désert que nous avons découvert un peu plus tôt dans la matinée.


























Les rues sont maintenant bondées. De voitures. De Boliviens. De « cholitas » (ces dames éternellement habillées en costume traditionnel, affublées de leurs dizaines de couches de jupes et de pulls, de leurs petit chapeau melon noir et de leurs incontournables tresses dans le dos). Les « combis » (sorte de petites camionnettes faisant office de bus) s’alignent par dizaines le long des trottoirs. Des rabatteurs, à moitié suspendus à la porte ouverte de leurs combis, hurlent sans relâche les multiples destinations desservies afin d’attirer le chaland. Des milliers d’étals parsèment les trottoirs. Nous essayons tant bien que mal de nous frayer un chemin parmi la foule, tout au long de la rue principale de la Paz. Tout au long de la route, des collines, pratiquement totalement recouvertes d’habitations. Leurs hauteurs sont vertigineuses. Et dissimulent en réalité bien plus qu’on ne croit, tout d’abord. Tout en haut, à près de 4000 mètres, se trouve la ville de l’Alto. En dehors de la Paz donc. Les volontaires de Sport sans frontière nous l’apprendrons : c’est là, tout en haut, qu’habitent les populations les plus pauvres, sur un plateau surplombant la ville. Et c’est tout « en bas », à près de 1000 mètres d’altitude de différence, que se trouvent les quartiers « riches », préférant vivre avec quelques degrés de plus, et abrités du vent, à défaut de bénéficier du panorama. 

 

C’est précisément là, dans l’Alto, que nous nous retrouverons quelques jours plus tard, à l’occasion de notre visite pour My Petit Mundo, auprès des centres où interviennent les volontaires de Sport sans frontière. Une ville extrêmement étonnante, juchée à près de 4000 mètres d’altitude donc. Et pourtant, là haut, dans l’Alto, tout est absolument plat. Impossible de se douter une seule seconde que nous nous trouvons alors à une telle hauteur. Impossible également de deviner que près de 1000 mètres plus bas se trouve une toute autre vie. Une toute autre agitation. Une toute autre population. Qui ne croisent pourtant pratiquement jamais, ou presque, à en croire les volontaires de Sport Sans Frontière.


C’est précisément là, dans l’Alto, que nous nous retrouverons quelques jours plus tard, à l’occasion de notre visite pour My Petit Mundo, auprès des centres où interviennent les volontaires de Sport sans frontière. Une ville extrêmement étonnante, juchée à près de 4000 mètres d’altitude donc. Et pourtant, là haut, dans l’Alto, tout est absolument plat. Impossible de se douter une seule seconde que nous nous trouvons alors à une telle hauteur. Impossible également de deviner que près de 1000 mètres plus bas se trouve une toute autre vie. Une toute autre agitation. Une toute autre population. Qui ne croisent pourtant pratiquement jamais, ou presque, à en croire les volontaires de Sport Sans Frontière...

 

 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Bolivie 9 - 23 Oct. 06
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