




VERS L'INFINI ET AU-DELA... Pour voir notre itinéraire autour du monde.
Suivez nos aventures autour du monde pendant 10 mois en Amérique du Sud, Océanie, et Asie en textes, en images et en vidéo!
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Amérique du Sud
Brésil Août 06
Argentine Sept 06
Bolivie Oct. 06
Pérou Oct. 06
Chili Nov. 06
Océanie
Nouv. Calédonie Déc. 06
Nouv. Zélande Déc. 06
Australie Janv. 07
Asie
Indonésie Fév. 07
Vietnam Fév - Mars 07
Cambodge Mars 07
Thaïlande Avril 07
Inde Mai 07
Philippines Juin 07
Chine Juin 07
Japon Juin 07
Retour Paris le 07/07/07
Les fous du volant. Ca y est, c’est décidé, notre chauffeur de bus est complètement taré. Non content de prendre tous les nids de poule possibles et imaginables tout au long de la longue route de 18 heures (sans air conditionné) qui nous conduit de Bombay à Udaipur, notre premier stop dans le Rajasthan, notre chauffeur conduit également à une vitesse tout à fait indescriptible et possède également un goût prononcé pour le doublement de camions et autre poids lourds à des moments tout à fait incongrus. Il affectionne également le frôlement de véhicules en sens inverse au millimètre près. C’est tout du moins l’impression que nous avons du haut de nos couchettes situées bien à l’arrière du bus, là où en sommes nous pouvons sentir tout (sans parler du délicat fumet s'échappant des toilettes), mais alors absolument tous les reliefs sur lesquels les roues du bus peuvent bien passer : forcément avec un bus dépourvu de toute suspension… Ceci dit, nous aurons pu ainsi gouter aux joies fugaces (1/10ème de seconde?) de l'apesanteur avant de régulierement percuter le plafond puis de retomber sur la couchette dure comme du bois et trempée de sueur. Pour ne rien arranger, notre chauffeur souffre apparemment également d’un TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif) particulièrement prononcé qui le pousse à appuyer de manière totalement incontrôlée sur son (monstrueusement) bruyant klaxon à un rythme d’à peu près toutes les cinq secondes. Souffrant en conséquence d’un début de surdité, il n’a donc pas d’autre choix que de monter le volume de la (kitschissime) musique à fond, afin de se tenir éveillé tout au long de cette longue, très très longue route de 18 heures… Mais nous n’allons pas nous plaindre pour autant. Nous avons au moins la très grande chance de ne pas être à la place de ce pauvre Monsieur à la moustache blanche tout enturbanné, qui est assis contre la porte des toilettes du bus, qui bien évidemment fuient, et coulent le long du couloir ou sont entassés - entassés prenant ici tout son sens - une bonne cinquantaine de gens.
Luxe, calme et volupté… Afin de nous remettre de ce
premier trajet en bus non climatisé très typique, nous le découvrions plus tard, des bus du Rajasthan – si ce n’est que la plupart des innombrables autres bus de nuit que nous prendrons
possèderont eux bel et bien des suspensions -, nous décidons de nous offrir un véritable petit luxe, et nous installons dans le très bel hôtel du Jagat Niwas Palace, un « haveli »,
c'est-à-dire une maison traditionnelle Indienne, dotée de deux jolies cours intérieures, et de murs en pierre finement ciselés. Le Jagat Niwas est, qui plus est, doté d’un petit restaurant sur le
toit, avec une vue imprenable sur le lac d’Udaïpur, le lac Pichola, au milieu duquel flotte le fameux « Lake Palace », là où a été tourné le James Bond, «Octopussy ». Nous prenons
même une chambre « deluxe », typiquement Indienne, avec alcôves, coussins, vue sur le lac, et climatisation. De quoi nous aider considérablement à apprécier le calme qui règne par
ailleurs dans la jolie petite ville d’Udaipur, justement connue pour ses innombrables et magnifiques palais Indiens (le City Palace est même le plus grand palais de toute l’Inde) et ses
« haveli ». Une des rares villes, parait-il, qui n’ait jamais été colonisée ni par les Anglais ni par les Musulmans, donnant du coup à Udaipur une ambiance réellement et typiquement
Indienne.
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