




VERS L'INFINI ET AU-DELA... Pour voir notre itinéraire autour du monde.
Suivez nos aventures autour du monde pendant 10 mois en Amérique du Sud, Océanie, et Asie en textes, en images et en vidéo!
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Amérique du Sud
Brésil Août 06
Argentine Sept 06
Bolivie Oct. 06
Pérou Oct. 06
Chili Nov. 06
Océanie
Nouv. Calédonie Déc. 06
Nouv. Zélande Déc. 06
Australie Janv. 07
Asie
Indonésie Fév. 07
Vietnam Fév - Mars 07
Cambodge Mars 07
Thaïlande Avril 07
Inde Mai 07
Philippines Juin 07
Chine Juin 07
Japon Juin 07
Retour Paris le 07/07/07
Des apparts de folie. Comment dire… Nous n’avons jamais vu rien de
comparable à l’appartement de Santiago et Sylvie, notre petite famille d’accueil à Shanghai. En deux mots, l’appartement de Santiago et Sylvie, c’est un peu comme une double page du magazine
Wallpaper, en mieux. Ici, rien ne dépasse d’un cheveu. Le moindre petit objet de déco, meuble, magazine, bout de papier, miette de poussière a manifestement sa place désignée… Et on ne parle pas
ici d’un ridicule petit F1 mais d’un appartement doté de trois chambres, d’une terrasse, de deux balcons et deux salles de bain. Quasi de la gnognotte ici, à Shanghai, parait-il. Là où les
appartements que l’on ne voit habituellement qu’à la télé, dans les James Bond par exemple, seraient foison sur le marché des expatriés. Du type penthouse sur trois étages accompagné de sa
gigantesque baie vitrée panoramique et de son escalier en colimaçon, transparent… Un rêve vivant pour qui aime l’ostentatoire, d’autant que le tout est généralement accompagné de par terres en
marbre et autres dorures omniprésentes : c’est qu’en Chine, on aime ce qui brille et ce qui a l’air cher, d’où une décoration généralement, euh, un peu chargée.
En route pour l’école ! 8 heures du matin. Nous venons d’entendre
la cloche sonner dans l’école primaire qui se situe justement (ô superbe coïncidence quand tu nous tiens) au pied de l’immeuble de Santiago et Sylvie. Nous sautons littéralement du lit, les yeux
encore à moitié ouverts et la marque d’oreiller encore imprimée sur la joue gauche, pour ne pas rater le fameux lever de drapeau matinal qui a lieu absolument tous les jours de l’année scolaire.
L’ensemble des enfants, parés d’un magnifique petit foulard rouge bien communiste comme il faut, est déjà strictement et presque scientifiquement aligné dans la cour de récréation, en position de
salut, alors que le drapeau rouge s’élève lentement au dessus d’eux au rythme d’une sonate de trompette. S’en suit bientôt une séance de gymnastique particulièrement rythmée, que les enfants
doivent exécuter tous les jours, du lundi au samedi, sur une chorégraphie, et une musique, qui est apparemment la même dans toute la Chine : les jeunes serveuses de notre hôtel à Pingyao,
une petite ville traditionnelle que nous visiterons plus tard entre Xian et Pékin, reconnaîtront instantanément la chorégraphie alors que nous serons en train de visionner les vidéos prises à
Shanghai.
Voir les vidéos :
"En route pour l’école!", la vidéo I
"En route pour l’école!", la vidéo II
Le concept du « vieux mais tout neuf ». A Shanghai, et
apparemment dans de nombreuses grandes villes Chinoises, difficile de voir ou d’apercevoir de véritables « vieux quartier », « vieux bâtiments », « vieilles
maisons », voire même parfois « vieux temples ». Non, ici, les Chinois ont une logique absolument implacable. Pourquoi conserver des bâtiments qui datent du millénaire dernier,
dotés de fondations plus que branlantes et de techniques de construction d’une époque plus que passée lorsque l’on peut tout reconstruire exactement pareil, mais en tout beau tout neuf ?
C’est apparemment une question que très peu d’architectes ou d’urbanistes locaux ont dû se poser au vu des nombreux édifices « vieux mais tout neufs » que l’on croisera au cours de nos
pérégrinations au sein de l’ancienne capitale de l’opium. Même le « vieux quartier » n’y aura pas réchappé. Et la tendance ne semble pas prête de s’inverser alors que nous passerons à
côté de quelques véritables vieux quartiers, entièrement rasés, en attente de renaître de leurs cendres, en tout beau, tout neuf…
Explosion urbaine (et bis repetitae). La Chine serait-elle plongée
depuis ces quelques dernières années en plein cœur d’un irrépressible boom économique qui la conduirait à construire à tout va par tranche de plusieurs milliers de kilomètres carrés? A en croire
les innombrables cités qui semblent tout droit surgies de nulle part (comprendre ces cités sont encore dépourvues inhabitées mais s’étendent pourtant déjà sur plusieurs kilomètres carrés) que
nous apercevrons de Nanning, dans le Sud de la Chine, en passant donc par Shanghai, ou encore Pékin, c’est définitivement l’impression que nous avons alors que nous quitterons l’Empire du milieu
quelques semaines plus tard. A croire que la croissance est telle que les promoteurs immobiliers n’ont même plus vraiment besoin de se demander si toutes ces tours seront vraiment occupées en
moins de temps qu’il n’en faut pour le penser. De véritables cités fantôme, beaucoup plus proche de décors de cinéma que d’un endroit réellement destiné à être habité, qui génèrent comme un léger
sentiment de malaise alors que l’on se demande où peut bien se trouver le prochain être humain que l’on va croiser. Telle la « nouvelle vieille ville » qui vient juste d’apparaître
comme par magie juste aux côtés de la jolie Zhouzhuang, à une heure et demie en bus de Shanghai, citée elle belle et bien traditionnelle, située au bord de l’eau et entièrement habitée de maisons
d’époque, où a même été tourné la film de Yim Ho, « Pavillon de femmes »…
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