




VERS L'INFINI ET AU-DELA... Pour voir notre itinéraire autour du monde.
Suivez nos aventures autour du monde pendant 10 mois en Amérique du Sud, Océanie, et Asie en textes, en images et en vidéo!
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Amérique du Sud
Brésil Août 06
Argentine Sept 06
Bolivie Oct. 06
Pérou Oct. 06
Chili Nov. 06
Océanie
Nouv. Calédonie Déc. 06
Nouv. Zélande Déc. 06
Australie Janv. 07
Asie
Indonésie Fév. 07
Vietnam Fév - Mars 07
Cambodge Mars 07
Thaïlande Avril 07
Inde Mai 07
Philippines Juin 07
Chine Juin 07
Japon Juin 07
Retour Paris le 07/07/07
La folie du « Pachinko ». Vous venez de passer plus d’une vingtaine d’heures assis face à une drôle de machine fluorescente, sans bouger, sans boire, sans manger, totalement absorbé par les étranges flots de billes d’acier qui se déversent sans discontinuer sous vos yeux ? Vous ne supportez plus les odeurs qui ne vous rappellent pas celle du tabac et angoissez à l’idée de vous retrouver dans un environnement dépourvu de toute cacophonie métallique ? Nous avons une nouvelle pour vous : vous êtes devenu Japonais, et avez cédé, tout comme des millions de vos confrères, à la folie du « pachinko ». Machine à la croisée du flipper et de la machine à sous, le « pachinko » à la particularité de ne demander aucun effort particulier au joueur, si ce n’est de contrôler, ou non, la vitesse à laquelle se déversent les billes métalliques de haut en bas de la machine. Seul un œil occidental ne saurait détecter le caractère absolument passionnant d’un tel « jeu ». Seul un étranger serait assez fou pour ne pas se précipiter sur la première machine de « pachinko » libre trouvée, pour s’y coller pendant au moins un bon milliers d’années. Certains crieront à la tentative d’abrutissement ou de lavage de cerveau. Que nenni, le « pachinko » est surtout une très bonne manière de préserver le cerveau Japonais en état semi éveillé… Ainsi qu’un moyen très efficace pour les « yakuzas », la mafia Japonaise, qui contrôle la très grande majeure partie de cette très juteuse industrie, d’arrondir leurs fins de mois…
Vous avez dit régressifs ? Les Japonais sont zens. Les Japonais sont branchés. Les Japonais sont impénétrables. Les Japonais sont surtout de grands, très grands enfants… Prenez par exemple ce cadre Nippon que vous croisez dans le métro lors de votre passage à Tokyo. Rien à priori ne le distingue du commun des travailleurs Tokyoïte… Excepté qu’en dessous de son costume noir impeccable, de sa chemise très soigneusement boutonnée, de sa coiffure sans un pli, de son attaché case en cuir mat, de ses chaussures griffées légèrement compensées, il arbore un magnifique porte clé « Hello Kitty »*. Et vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Car à Tokyo et dans le reste du pays, vous croiserez très régulièrement des adultes, qui ont pourtant tous bien dépassés l’âge de 6 ans, arborer très fièrement des tee-shirts à la gloire de « Stitch », l’étrange extra-terrestre bleu de « Lilo & Stitch », ou des sacs à l’effigie de « Mon voisin Totoro ». N’écarquillez pas les yeux si vous les voyez se recueillir devant une statue d’« Astro le petit robot » ou chercher à tout prix à attraper une peluche « Snoopy » coincée dans une de ces satanés machines de fête foraine. Non, réjouissez-vous plutôt que l’ensemble de la nation semble toujours plongé dans une période régressive qui ne prendra jamais fin. Et courrez entonner très joyeusement avec eux et sans complexe le thème de « Capitaine Flam » au karaoké le plus proche…
* personnage imaginé par la société Japonaise Sanyo, représentant une petite chatte blanche généralement coiffée de son petit nœud rouge à l’oreille gauche.
Vous avez dit gigolos ??? Le sexe au Japon, tabou ? Que nenni. Une envie pressante ou légèrement illégitime ? Précipitez vous au « love hôtel » le plus proche en haut des collines du quartier branché de Shibuya. Choisissez votre chambre en toute discrétion sur le panneau lumineux prévu à cet effet à l’entrée de l’établissement. Réglez auprès du réceptionniste qui, soigneusement caché derrière sa vitre teintée, ne peut absolument pas voir qui vous êtes, ni par qui vous êtes accompagné. Puis montez à l’étage afin de profiter très glorieusement de votre espace intime de 30m2 loué à l’heure, voire même parfois à la journée. Vous êtes une femme et vous sentez un peu seule ? Pas de problème. Tout a été pensé au pays du soleil levant. Dirigez-vous de suite vers le quartier de Shinjuku, et arrêtez-vous dès que vous commencez à croiser, à intervalle régulier, de jeunes hommes seuls ou groupés, aux cheveux mi longs dûment teintés coiffés décoiffés dégradés sur le côté, parés de costumes noirs très strictement identiques, accompagnés de sa chemise légèrement entrouverte et de ses bottes de cow-boy ultra pointues. On pourrait les prendre, à première vue, pour les membres d’un gang, d’une secte, voire même les confondre avec des yakuzas. Mais pas du tout. Ce sont en réalité des gigolos, entièrement au service de ces dames, qui officient généralement et très judicieusement non loin d’un love hôtel… Comme c’est pratique...
Morning sushis. 5h du matin. Nous sortons tout droit d’une folle soirée fléchettes, ne sommes plus qu’à quelques heures de notre dernier et ultime vol de tour du monde, Tokyo – Paris CDG, et ne trouvons rien de mieux que de nous précipiter la tête la première vers le fameux marché de poisson de la ville, le « Tsukiji fish market ». Un must absolu lorsqu’on est de passage à Tokyo. Impossible donc pour nous de manquer un tel spectacle. Nous aurons tout le vol de retour (de 13h) pour dormir. Armés de nos chaussures de trek, histoire de ne pas se retrouver les pieds maculés de sang, nous voilà donc partis pour assister à la criée du matin, à 6h très exactement. Sur place, c’est la cohue générale. Les camions frigorifiques et petites voitures en tous genres se bousculent sur les quelques
Euh… Ouhlala, ça va être un peu chaud tout ça… Il est presque midi. Le prochain train express pour l’aéroport international de Narita ne part pas avant 12h30… alors que notre avion décolle à 13h30. L’express mettant très exactement 50 minutes pour faire la jonction Tokyo – Narita, quelles sont à votre avis les chances que nous loupions totalement notre tout dernier vol de tour du monde, Tokyo – Paris CDG ? Par acquis de conscience, nous jetons tout de même un petit coup d’œil à nos billets d’avion, au cas où, on ne sait jamais… Et surprise, ô quelle surprise, nous n’avons non seulement aucune chance d’arriver à temps pour un vol qui décollerait à 13h30, et avons effectivement, totalement, et très royalement, raté notre ultime et dernier avion, qui décollait en fait à 11h30… Pas la peine de s’énerver donc. Nous rentrons tranquillement à la maison, manquons nous faire arrêter par le service de sécurité de l’appartement alors que nous essayons de rentrer en catimini dans l’immeuble de Fix et Olivia (forcément, nous n’avons plus les clés avec nous), et nous endormons pour une seconde sieste réparatrice, après avoir changé notre vol pour le lendemain avec British Airways par téléphone, tout simplement…
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