Samedi 19 août 2006
Premières heures de ce merveilleux samedi après-midi. Premières heures de la journée pour nous. Nous sommes toujours en août. Mais il fait bel et bien 15 degrés à l'extérieur de notre cocon Garchois. Les feuilles jaunissent. Notre pot de menthe est mort. Mais peu nous importe. Dans 10 jours nous serons loin. On sirote du café. On essaye de se réveiller. On regarde nos e-mails. On parle un peu à la famille au téléphone. On l'accompagne dans Google alors qu'elle cherche le site de notre projet.

Première mouture du blog TV5 Monde
Et là, tout à coup, au troisième rang du moteur de recherches apparaît un
lien surgi tout droit de nulle part, utilisant le nom de notre projet, dont nous ne sommes absolument pas les auteurs. Notre blog professionnel, développé et hébergé par TV5 Monde, serait-il donc fin prêt? Ni une, ni deux, nous nous précipitons sur le mystérieux URL. Et là, toute de verte et de rose habillée surgit une magnifique page Internet, directement issue des serveurs de TV5 Monde. Certes, l'affaire n'est pas encore tout à fait finalisée. Il manque encore un chouilla de texte de ci de là. Mais la première mouture est bel et bien là. Sous nos yeux. Toute prête pour notre seconde réunion, jeudi, avec les équipes interactives de TV5 Monde. On surfe un peu. On cogite. Note à nous mêmes: discuter un peu des couleurs (?), peut-être (Mmmm). Quand même (Moui).
Par Kim & Christophe - Publié dans : Avant le départ
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Vendredi 18 août 2006
J-10. On est à moins de deux semaines du départ. Bon. On a tout juste acheté nos sacs à dos in extremis. Embarqué un merveilleux appareil photo Fuji dans la foulée. On est également tout juste en train de régler l'épineuse question de l'assurance contre le vol et la casse pour notre merveilleux ordinateur flambant neuf Dell (Grrr...). Et pour l'heure, on continue à se regarder de temps à autre avec un regard un tantinet affolé à mesure que l'heure tourne, et on continue à s'agiter dans tous les sens afin d'essayer désespérément de régler nos dernières formalités avec l'administration française, de finaliser nos préparatifs de voyage, d'avancer encore un tout petit peu sur notre projet, le vrai... Bref, globalement, on essaye de rester zen, de relativiser. On pense à toutes ces personnes parties avec un sac de base, sans aucun vaccin (non mais ça va pas la tête??!!), sans aucune assurance (Glurp), sans comparer un millier d'appareil photos et d'assurances les uns aux autres (Mmmm...), qui en sont pourtant revenues saines et sauves (?). Puis on souffle. On boit (!). Et tout de suite on se sent mieux... Deux ans passés à Londres, forcément, ça vous change tout de suite un homme/une femme...
Par Kim & Christophe - Publié dans : Avant le départ
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Jeudi 17 août 2006

Absorber toutes les différences de climats. Etre à chaque fois au bon endroit au bon moment. Enchaîner les pays dans un ordre un tant soit peu logique. Savoir définir ses priorités. Ses incontournables. Au final, faire une croix sur pas mal de choses. L'île de Pâques, l'Uruguay, l'Indonésie... C'est que nous n'avons tout de même "que" 10 mois (sans compter l'Afrique du Nord, qui ne peut être incluse à moindre frais dans notre billet tour du monde). Cela peut paraître beaucoup. C'est en fait assez peu. Cela ne nous laisse qu'une moyenne de trois petites semaines par pays, pour découvrir mais aussi pour nos reportages. Autant dire, rien. Donc, nous cogitons. Nous comparons dur. Et après moult discussions et tergiversations, nous nous décidons fermement pour le billet tour du monde Oneworld.

Le billet tour du monde Oneworld
Il fonctionne par continent: nous pouvons donc faire autant de zig zag que nous le voulons. Nous pouvons même revenir sur nos pas si nous le souhaitons, à l'opposé du billet tour du monde Star Alliance. Nous avons qui plus est droit à quatre vols internes par continent. Il nous suffira ensuite d'ajouter 100 dollars par billet supplémentaire, le cas échéant. Et il n'y a pas de limites de miles. Les dates sont bien entendues modifiables. Nous nous embarquons donc et demandons glorieusement à nos banques respectives d'étendre le plafond de nos cartes de crédit Visa au delà des 3300 euros TTC, coût du billet par personne. Nous serons dans la foulée couverts pendant les trois premiers mois à l'étranger par les garanties et assurances normalement associées aux produits Visa. La date de départ est fixée au 22 août. Nous en profitons pour renouveler nos cartes Bristish Airways. Pour les miles. On ne sait jamais. Les billets arrivent par la poste quelques jours plus tard. Nos nouvelles cartes quelques semaines après. Nous sentons progressivement monter en nous la pression imminente du voyage...

Par Kim & Christophe - Publié dans : Avant le départ
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Mercredi 16 août 2006

Force est de constater, notre périple autour du monde va fatalement nous amener à maintes reprises au coeur de zones à tantinet à risques. En bons élèves que nous sommes, nous nous précipitons donc à l'Institut Pasteur afin de réaliser toutes les vaccinations possibles et imaginables en cas de voyage prolongé à l'étranger. Nous sommes alors à un peu moins de deux mois du départ. Il faut deux semaines d'intervalles entre chaque série de vaccinations. Nous sommes encore dans les temps. Mais tout juste. Sauf qu'à l'Institut Pasteur, probablement l'institut le plus connu à Paris en matière de vaccination internationale, en cette fin de mois de Juin, et veille de grand départ en vacances, il y a une salle d'attente bondée de patients. Même en prenant un ticket dans la file d'attente à cet instant même, nous aurions probablement dû attendre un quart de siècle avant que notre tour n'arrive enfin. Nous ouvrons donc promptement le guide "Partir... autour du monde", publié par ABM, que nous trimballons désormais partout avec nous, et sélectionnons un autre institut dans la liste des établissements recommandés: l'Institut Alfred Fournier, dans le 14ème, à Paris.

L'institut Alfred Fournier
Et là, tout de suite, ça va mieux. On peut passer le jour même pour une première consultation. Identifier avec un médecin de l'institut tous les vaccins dont nous allons avoir besoin. Réaliser même la toute première série de deux vaccins. Et prendre rendez-vous dans la foulée pour nos deux séries de vaccinations suivantes. En respectant donc un intervalle de quinze jours à chaque fois entre chaque série de doubles vaccins.
 

 

Nous nous retrouvons donc bientôt immunisés contre:
1. La fièvre jaune
2. L'hépatite A
3. La fièvre typhoïde
4. Le DT Polio
5. La rage
6. La méningite A+C (comprenant la méningite japonaise, même si le risque est très faible, nous a-t-on dit, mais on ne sait jamais...)  

 Coût total de l'opération: 232 €
(Ces vaccins n'étant pas remboursés par la Sécurité Sociale ).

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Avant le départ
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Mardi 15 août 2006

Bon, soyons ici terriblement honnêtes: le monde de la montagne et de la randonnée, pour nous, en gros, c'est l'équivalent de la quatrième dimension. On connaît pas. On n'a jamais fait. En tous cas pas des vraies. De randonnées. Et très franchement, cela ne nous simplifie pas particulièrement la tâche au moment où nous nous retrouvons face à un spécialiste du Vieux Campeur qui nous assène ici et là de termes techniques dont nous ne saisissons absolument pas la signification.

Nous, les grands sportifs...
Apparemment, le jeune homme n'a pas bien cerné notre profil. Le genre de profil qui se retrouve avec des courbatures au bout de 20 abdominaux et manque s'évanouir après une demi heure de course à pied. Certes, nous avons tenté l'un comme l'autre de remédier à ce cruel manque d'activité physique. Notamment en prévision de petites escapades comme l'ascension en quatre jours du Machu Pichu au Pérou. Mais il faut bien se l'avouer, pour l'un comme pour l'autre, c'est pas encore tout à fait ça. Cela ne nous empêche pas néanmoins d'écouter très attentivement tous les conseils prodigués par le jeune homme du Vieux Campeur. De s'emparer du catalogue mastodonte du magasin. Et d'aller déposer une petite demande d'aide aux expéditions au 48 rue des écoles.

L'aide aux expéditions du Vieux Campeur

Il s'agit d'une réduction pouvant aller jusqu'à 20% sur l'ensemble du matériel acheté au Vieux Campeur afin de soutenir des expéditions euh... sportives. C'est qu'après tout, il est tout de même prévu dans notre itinéraire que nous empruntions la route de la mort en vélo en Bolivie, que nous traversions le désert blanc, que nous trekkions aux abords de l'Argentine, que nous entreprenions donc l'ascension du Machu Pichu... Dans la liste des bénéficiaires de cette aide, nous avons vu une famille avec quatre enfants en bas âge. Alors après tout, pourquoi pas nous. Si des enfants de 4 ans peuvent le faire, alors nous aussi!

Côté sac, on hésite, on hésite. Seconde visite au magasin, quelques jours plus tard, après avoir parsemé le catalogue de croix. Le spécialiste sac du Vieux Campeur nous écoute patiemment décrire les conditions de notre périple, et donc le type de sac dont il faudrait nous parer. Pour lui, il n'y a pas de doute, il nous faut un Karima, le must du must en terme de sac à dos/voyage. Ultra-résistant, ultra-polyvalent, ultra-performant en matière de portage. Seulement voilà, le dit sac pèse déjà près de 4 kg, à vide, et sa forme en conséquence mastodonte nous effraie quelque peu.


Le sac Quantum de Deuter
C'est là que nous zieutons sur un modèle exposé tout à côté, à la forme à première vue beaucoup plus ergonomique. En gros, qui ressemble beaucoup plus à un bon vieux sac de montagne. Et surtout deux fois moins cher. C'est que notre facture totale pour ce voyage commence à s'alourdir de manière non négligeable. Heureusement selon l'expert du Vieux Campeur, c'est aussi un très bon choix. Le Quantum de Deuter 55+10 (pour femmes) et le Quantum de Deuter 70+10 (pour hommes). Il possède qui plus est une housse de protection contre la pluie. Pour nous, c'est adjugé, vendu. Nous prenons donc deux beaux Quantums, un pour homme, un pour femme. Ainsi qu'une moustiquaire pour deux personnes, une housse anti-chocs pour notre ordinateur portable, quelques cadenas à combinaison. Et le tour est joué. Nous sommes déjà quasi fin prêts pour le départ. Ne reste plus qu'à les remplir les fameux sacs, et à les essayer une fois chargés, en nous imaginant escaladant le Machu Pichu, pendant quatre jours...

 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Avant le départ
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Lundi 14 août 2006

Pour nous, la question ne se posait pas vraiment. Hormis de merveilleuses vacances non payées de plus de dix mois, ce périple est aussi l'occasion pour nous de mener à bien un véritable projet, incluant notamment des reportages photo et vidéo. Impossible donc de se passer d'un bon vieu ordinateur. Au bureau, nous étions équipés avec des ordinateurs Dell. Notre famille bénéficie d'une réduction d'entreprise. Nous pouvons même configurer l'ordinateur en ligne, se le faire envoyer à domicile, et l'acheter tout de suite, là, maintenant, sans même avoir à se déplacer à nouveau en magasin. Ni une, ni deux, nous nous connectons donc en ligne et nous mettons en quête de la bête.


Le Dell Inspiron 640m
Quelques clics de souris plus tard, nous avons sélectionné un merveilleux Dell Inspiron 640m. Il dispose d'une mémoire plus que raisonnable de 2 Go, d'un disque dur de 80 Go, et d'une autonomie de près de 4 heures. Il n'est pas trop grand. Il n'est pas trop lourd. 2,5 Kg. Un détail de taille lorsque l'on sait que l'on va devoir se le trimballer pendant plus d'un an dans le sac à dos. Il est résistant. Il nous le faut donc. Reste à régler l'histoire de la garantie. Et là, il faut bien le dire, on ne comprend pas bien ce qui est expliqué en ligne sur le site de Dell. Ni une, ni deux, on attrape donc le téléphone et on contacte un gentil représentant de la société Dell. Nous lui précisons bien, à maintes et maintes reprises, qu'il nous faut absolument une garantie contre la casse, mais surtout contre le vol, au niveau international. Sous quoi, nous n'achèterions pas notre ordinateur chez Dell. Le dit représentant, nous l'apprendrons à nos tristes dépens bien plus tard, beaucoup plus soucieux de toucher sa commission que d'écouter la demande du client, nous assure dur comme fer qu'il n'y a pas de problème. Nous aurons une garantie "CompleteCare" contre la casse et contre le vol au niveau international. Aveuglément confiant en une société dont, après tout, nous n'avions entendu que du bien jusque là, nous procédons donc à la commande.

Un merveilleux service commercial...
Bien mal nous en a pris. Nous recevons le contrat de garantie et d'assurance quelques semaines plus tard. Et là, nous tombons de haut: nous n'avons aucune garantie vol... Et la garantie casse ne sera réellement opérationnelle qu'au sein de l'Union européenne (nous pouvons faire fonctionner la garantie du fin fond du Chili, mais l'ordinateur ne peut être effectivement réparé qu'en sacro saint terre européenne), où nous ne passons bien entendu pas l'ombre d'une seconde au cours de notre périple... Nous essayons bien de rappeler notre merveilleux représentant Dell afin de lui expliquer le malentendu. Il est vrai le ton monte un tout petit peu au cours de la conversation, alors que notre représentant nous assure dur comme fer que nous lui avions assuré que nous ne voulions pas de la garantie vol (hic!), que le malentendu vient donc surtout en fait de nous, et qu'il est de toute façon maintenant trop tard pour souscrire à la garantie vol, qui ne peut être achetée qu'au moment de la commande de l'ordinateur. Après avoir raccroché, tenté de jeter de multiples sortilèges à distance à ce merveilleux représentant, et souhaité extrêmement ardemment qu'il disparaisse au fin fond d'un précipice là où personne ne le retrouvera jamais, nous nous mettons donc en quête d'une garantie vol pour notre Dell Inspiron 640m...

 
Par Kim & Christophe - Publié dans : Avant le départ
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Dimanche 13 août 2006

Articles, reportages photos, mais également reportages vidéo. Certes, les besoins de notre projet ne nous conduiront pas à faire du Spielberg. Juste de courtes séquences d'une dizaine de minutes. Nous décidons donc, au vu de l'état actuel de notre budget, de nous passer d'une véritable caméra, mais de nous équiper en revanche d'un appareil photo bien comme il faut, également capable de gérer de la vidéo. Nous courrons donc à la Fnac la plus proche, et nous munissons de leur précieux dossier technique dédié aux appareils numériques. Nous sommes en train de zieuter sur un petit Fujifilm FinePix rouge, tout ce qu'il y a de plus compact, et apparemment performant: 30 images par secondes, muni de l'option son, il bénéficie d'un très joli "4 étoiles" au palmarès d'essai technique du laboratoire de la Fnac. Et , détail d'importance, il est à peu près à portée de notre budget: 199 euros.

Le Fuji Finepix F30
C'est alors que le spécialiste de la Fnac , visiblement un véritable accro de la photo, détourne notre attention vers le modèle Fujifilm FinePix haut de gamme de la série. Au regard du laboratoire Fnac, c'est bien simple, il est pratiquement parfait. Le rendu des photos en couleurs, même à faible luminosité, est saisissant. Il est extrêmement performant. Puissant. Il serait même très chaudement recommandé par Megapixel.net, une référence en la matière semble-t-on comprendre. Seulement voilà, il coûte un tout petit peu plus cher que le budget que nous nous étions fixés: 399 euros. Pour les adhérents Fnac. 444 euros sinon. Soit plus de deux fois plus cher que le petit Fujifilm FinePix qui avait préalablement attiré notre attention. Bon. Il est vrai que nous allons également devoir l'utiliser à des fins de reportages. Nous nous décidons donc très fermement, sans presque aucune hésitation, à vérifier auprès d'un autre revendeur, quelques jours, afin de pouvoir bénéficier d'une seconde opinion. Et après, c'est certain, nous nous lancerons.


Cacher l'appareil du regard des pickpockets
Deux jours plus tard, nous nous mettons bien à hésiter l'ombre d'une seconde avec le Canon Digital Lxus 65. Un tantinet moins cher. Un tantinet plus compact. C'est simple, le Canon a le format d'une carte de crédit. Incroyable que l'on puisse fabriquer des appareils d'une telle taille. Pas négligeable lorsque l'on pense à des villes comme Rio de Janeiro, ou Salvador de Bahia, au Brésil, connues et reconnues pour leurs très talentueux pickpockets. En gros, le Lonely Planet Brésil conseille tout bonnement de dissimuler tout objet de valeur directement sous nos vêtements, et d'essayer de ne surtout pas se trimballer avec un sac. Ni une, ni deux, nous faisons donc un essai. En live. Pas de problème. Le Fuji FinePix F30 se fond à merveille dans une pochette "secret", sous le tee-shirt. Nous nous jetons donc à l'eau, après seulement deux visites de magasins, et une dizaine de consultations de sites sur Internet. Le Fufifilm FinePix F30, ce sera, donc.

Par Kim & Christophe - Publié dans : Avant le départ
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