Lundi 11 décembre 2006


Nous avons quitté Lima, la capitale du Pérou, à une heure du matin, le 13 novembre (après avoir fait la route la veille de Huacachina à Lima), et avons une escale à Santiago avant de nous envoler pour
la Patagonie , à Punta Arenas. Pas très loin d’Ushuaïa, ville située la plus au Sud au monde, à quelques centaines de kilomètres de l’Antarctique !! Nous arrivons en fin de journée à Punta Arenas, et nous écroulons épuisés après le voyage pour nous réveiller 17 heures plus tard… Les lits chiliens doivent sûrement être un chouia plus confortables que les lits Péruviens.


A notre réveil, nous nous renseignons pour partir pour Puerto Natales à quelques heures de bus, ville de départ pour visiter le fameux « Parc Torres del Paine », réputé comme l’un des plus beaux parcs au monde, pour faire le « trek W », qui dure 4 jours. A notre arrivée à Puerto Natales, nous comprenons vite qu’il va falloir décaler notre départ pour le trek. Des rafales de vent balaient les rues de la ville, et après la grêle, de la neige commence à tomber. C’est la tempête. Nous avions entendu dire que le temps pouvait être difficile dans cette partie de la Patagonie. Pourtant , nous sommes tout de même quasiment en été !


Nous décidons rapidement de ne pas nous acharner et d’en profiter pour traverser, de nouveau, la frontière Argentine, et découvrir le parc Los Glaciares, et plus précisément le Perito Moreno et le Fitz Roy, à quelques heures de là, seulement... Le Perito Moreno est une mer de glace de
60 mètres de haut formée par la convergence de multiples glaciers aux alentours. Des blocs de glaces se détachent régulièrement de l’extrémité du glacier et se fracassent dans le lac, pour ensuite former de petits Icebergs. La mer de glace de Chamonix en prend un coup. Le glacier est démesurément immense, d’un bleu clair irréel, quasiment fluorescent, malgré le mauvais temps et les nuages atténuant les couleurs. Le Fitz Roy, qui se découvre en partant de El Chalten en 4 heures de marche, vaut également largement le détour, et est même, tout simplement, considéré comme l’un des plus beaux sommets de Patagonie.

Voir la vidéo du Périto Moreno et du Fitz Roy.

 

(Suite dans la catégorie Chili)

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Argentine 10 Sept - 8 Oct. 06
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Mercredi 22 novembre 2006

La Comarca. Absolument pas référencé dans le Routard Argentine que nous nous trimbalons alors. Un hôtel pourtant très grand confort qui s’avère absolument sans comparaison aucune avec son voisin d’à côté, « El Manantial del Silencio », lui bien référencé dans le Routard. Là où le Manantial s’avère relativement quelconque, quelque peu vieillot, et qui plus est spécialisé semble-t-il dans l’accueil de groupes affrétés par des tours operators, La Comarca se veut neuf, plein de caractère, doté de cabanes boisées et immaculées défiant toute concurrence, avec vue directe sur les montagnes de la vallée des peintres.  



La Comarca
se veut qui plus est dotée d’un restaurant absolument délicieux (Mmmm, le bife de chorizo… - le fameux bœuf argentin - Snif). Inutile de dire que nous n’avons pas hésité bien longtemps quant à l’hôtel « de luxe » que nous allions nous offrir pour ces quelques prochaines journées de repos (70 euros la cabane de deux étages, avec salon, cuisine, terrasse, salle de bain avec baignoire à jets…). Après les chambres de routard à 10 euros la nuit depuis un mois, autant dire que c’est le grand retour à la civilisation. Ni une ni deux, nous nous sommes donc installés dans notre cabanon privé, avec vue sur la vallée d’un côté, vue sur les paisibles troupeaux de vaches de l’autre depuis notre petite terrasse ombragée privative. Relaxation garantie. Nous prenons goût à notre petite vie de villageois au pied de la montagne aux sept couleurs, allant faire les courses au marché selon les arrivages, et faisant des ballades dans les montagnes surplombant Purmamarca quand l’envie nous prend. Nous pouvons plonger dans « notre » piscine en rentrant (avec vue sur les montagnes bien sûr), ou surfer sur l’Internet gratuit, ou encore zapper sur la télé plasma à écran géant dans les parties communes en sus. Franchement, que demander de plus ?!?



Voir la vidéo « Ballade à Purmamarca ».

Après ces quelques jours dans
la Vallée des Peintres, nous nous résignons à prendre un bus pour San Pedro de Atacama au Chili (Au milieu du désert le plus aride au monde. Certains endroits n’ayant tout simplement jamais enregistré de chutes de pluie ! Ce qui nous change passablement de Londres soit dit en passant). Le long d’une route de 9 heures aux paysages désolés, superbes, à 4000 mètres d’altitude, traversant des lagunes, déserts et volcans... A peine arrivés, nous nous renseignons pour partir dès le lendemain matin pour une expédition de trois jours en Bolivie, à travers des paysages qui promettent d’être parmi les plus spectaculaires de notre tour du monde… A 25 dollars par jour l’excursion - tout compris (logement, jeep, repas), nous comprenons vite que la Bolivie (pays le plus pauvre d’Amérique du Sud, et peut être également le moins touché par le tourisme, de part sa position géographique difficilement accessible) va nous permettre de rééquilibrer un peu le budget.

 

 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Argentine 10 Sept - 8 Oct. 06
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Mardi 21 novembre 2006

 
Histoire de nous remettre de notre mini Camel Trophy dans les Andes, nous décidons de nous installer quelques jours dans un petit village, à environ 150 km au Nord de Salta, à 2200 mètres d’altitude : Purmamarca. Ce village est situé au cœur de la Quebrada de Humachacua, classée Patrimoine Mondial de l’Unesco. On appelle aussi cette vallée « La Vallée des Peintres ». Les montagnes arborent en effet une palette de couleurs irréelles tirant du rouge au gris, vert, jaune, rose, orange, ce qui serait dû, parait-il aux divers minerais recouvrant les montagnes…


 


Purmamarca, le village où nous allons nous installer pour quelques jours, est directement niché au pied de « La Montagne aux sept couleurs », et compte environ 2000 habitants. Un petit havre de paix, qui va nous permettre de recharger les batteries et être en pleine forme avant l’excursion de trois jours qui nous attend du Nord du Chili, à Uyuni en Bolivie, à environ 4000 mètres d’altitude en moyenne, à travers des lagunes volcaniques, le « Désert de Salvador Dali », des geysers, et le plus grand désert de sel au monde : « Le Salar de Uyuni »…

 

« Euh, le bus, il s’arrête bien à Purmamarca ? ». « Si, si, el bus puede parar a La Cruce…». Autrement dit, « Si, si, le bus peut s’arrêter à La Cruce…». La Cruce ? Sûrement un endroit non loin de Purmamarca, d’où nous pourrons prendre un bus ou un taxi pour rejoindre le village. Pensons-nous. 01h du matin. Nous sommes arrivés à « La Cruce », à 5 km de Purmamarca. Et là, comble de l’horreur, nous comprenons assez vite que la Cruce, ce n’est absolument pas, mais alors pas du tout, le nom d’un petit village pas loin de Purmamarca. Ce n’est pas non plus, mais alors pas du tout, un poste de garde. Et encore moins un arrêt de bus d’où nous pourrions éventuellement prendre un autre bus pour rejoindre le village, ou même héler un taxi…. « La Cruce », en Espagnol signifie surtout « croisement ». Comprendre le croisement entre la route venant de Salta, et celle menant à Purmamarca.


 





 

 









Autrement dit, là, maintenant, à 01h du matin, nous sommes tout simplement largués au milieu de nulle part. De bien entendu, il n’y a pas l’ombre d’un éclairage le long de la fameuse route devant mener à Purmamarca, et le chauffeur de bus ne peut vraiment, mais alors vraiment rien pour nous. Absolument aucune, à cette heure avancée de la nuit que nous rencontrions sur le chemin le moindre taxi. Mais comment diable allons-nous faire pour rejoindre Purmamarca, ainsi affublés de nos gros sacs à dos de routard ? Notre chauffeur manque s’étouffer de rire. « Caminando ». « En marchant. » Devant les regards un peu inquiets que nous jetons alors à la route qui se perd dans le noir des montagnes, il cherche tout de même à nous rassurer. « Tranquilo, tranquilo. Media hora caminando. » « C’est tranquille, c’est tranquille, une demi heure de marche », tout au plus. Bien évidemment, cela dépend également de la vitesse à laquelle on marche, nous lâche-t-il avant de nous abandonner au milieu de la nuit, presque noire.


Nous n’avons pas vraiment le choix. Nous nous engageons donc alors que notre bus disparaît à l’horizon, nous laissant seuls face à notre triste sort. Nous marchons depuis 10 minutes, et apprécions presque la balade. Cette nuit, heureusement, la lune est pleine et éclaire les montagnes qui se dressent autour de nous sous un ciel parsemé d’étoiles. Nous nous sentons alors presque seuls au monde. L’instant en deviendrait presque romantique… Jusqu’à ce, au loin, nous commencions à entendre des grognements, alors que nous nous apprêtons à aborder un premier tournant…


 

Une meute de chiens se dresse devant nous, protégeant semble-t-il une demeure située en bordure de route. Ils ne sont visiblement pas attachés, et grognent de plus en plus au fur et à mesure que nous nous approchons. Dans la nuit noire, impossible de savoir s’il s’agit de menaçants pitbulls, ou d’inoffensifs Chihuahuas. Nous décidons donc de nous baisser, et de ramasser, au cas où, deux grosses pierres dans chaque main. Plus que quelques mètres. Les chiens se mettent maintenant à aboyer. Bruyamment. Dangereusement. Ils viennent près de nous. Très près. Nous sentons presque leur souffle sur nos mollets. Nous ne moufetons pas. Ne nous mettons pas à courir. Tentons de garder notre came, et essayons de passer comme si de rien n’était.


02h du matin. C’est épuisé que nous pénétrons enfin dans l’antre de la chambre double qui s’offre à nous devant un gardien un peu éberlué de nous voir toquer à sa porte afin de quémander une chambre, et une bouteille d’eau, à cette heure avancée de la nuit. Nous, pour notre part, nous remercions le ciel d’avoir réussi à garder tous nos mollets. Ainsi que d’avoir réussi à trouver un hôtel à force de tourner en rond dans le village de Purmamarca, que nous avons trouvé totalement endormi. Prêts à une longue nuit récupératrice après tant d’émotions, nous finissons donc par poser nos grosses pierres et tombons dans un profond sommeil, en attendant de découvrir le lendemain le petit village de Purmamarca, en plein jour.

Par Kim & Christophe - Publié dans : Argentine 10 Sept - 8 Oct. 06
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Lundi 20 novembre 2006


D’après le guide du Routard, l’hôtel « Balcon » pâtirait de mur quelques peu défraîchis, de chambres parfois quelque peu sombres, à la limite du lugubre pourrait-on limite penser… A croire qu’en réalité, ils n’y ont jamais mis les pieds, l’Hostal Balcon nous ayant en réalité surtout offert une chambre tout simplement impeccable et décorée avec peu de moyens mais beaucoup de goût. Les parties communes se sont avérées tout aussi raffinement aménagées, baignées d’une douce lumière tamisée s’échappant de grands abat jours en bois de cactus. Du meilleur effet.

 

 

Sans oublier, qui plus est, les deux magnifiques terrasses, juchées sur le toit de l’Hostal, qui donnent directement sur les montagnes avoisinantes, d’où nous avons siroté une petite bouteille de vin en admirant le coucher du soleil après une journée tout en tranquillité à travers les formations rocheuses érodées par le temps de la Quebrada , marquées par des airs d’Ouest Américain, avec d’immenses rochers rouges plantés dans des étendues arides à perte de vue. Le vent a façonné les roches au fil des siècles pour créer des sculptures géantes qui ponctuent la route et sont signalées par des panneaux : «  La Gorge du Diable » ou encore « l’Amphiteatro ». 


Le lendemain, c’est donc passablement reposés que nous avons entamé la seconde partie de la boucle. Nous prenons la fameuse route 40, qui relie toute l’Argentine depuis la Patagonie et remonte jusqu’à l’extrême Nord du pays, par la Cordillère des Andes. Nous passons par les célèbres vignes de Cachi , traversant de vastes plaines parsemées de milliers de cactus, rencontrant sur notre chemin vaches, veaux, moutons, lamas, et autres hihan… Nous traversons des paysages lunaires, les montagnes alentours ayant un petit air de Crypton (la planète de Superman, pour les non initiés), avec leurs strates de roches inclinées à 45°, soulevées, on imagine, lors de la formation des Andes. Avant de revenir à bon port à Salta, sain et sauf, sans avoir eu à faire sauter la franchise de notre Chevrolet de compétition.


Par Kim & Christophe - Publié dans : Argentine 10 Sept - 8 Oct. 06
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Vendredi 17 novembre 2006


Fin Septembre 2006, surlendemain de notre arrivée à Salta. Toujours. La nuit est maintenant belle et bien tombée, et c’est rasséréné que nous nous engageons sur l’autoroute (enfin) qui doit nous ramener plus que tranquillement vers Salta… Fini les routes de montagnes infernales, les abominables jets de pierre, les interminables soulèvements de poussière, les cols de montagne vertigineux, les tournants quasi suicidaires à vision totalement obstruée… Que nous croyons…


Bon, il est vrai, nous aurions dû commencer à nous méfier au moment même où nous avons croisé le regard relativement étonné (amusé ?) de cet agent de police Argentin alors que nous nous apprêtions tout juste à aborder la fameuse route. Bon, il est vrai, nous aurions également dû commencer à nous dire qu’il y avait définitivement quelque chose de pas catholique à l’instant même où nous nous sommes rendus compte que la fameuse « autoroute » n’avait définitivement pas des dimensions tout à fait orthodoxes. Et oui, nous aurions définitivement dû (essayé ?) faire demi tour lorsqu’à plusieurs mètres d’altitude au cœur de la montagne, nous avons commencé à croiser des vaches posées au milieu de la route… (Autrement dit, posées un peu au milieu de nulle part, le côté gauche de la route étant bordé par un ravin, le côté droit par des montagnes. A se demander comment diable elles ont bien pu atterrir là…)

 

 

« Et c’est ainsi qu’ils pénétrèrent dans la quatrième dimension…» Vaches, moutons, lierres grimpantes, descendantes, voies étriquées couvertes de pierres et de terre, n’en demeurant pas moins à double sens. Horreur et damnation, nous nous sommes retrouvés par mégarde sur le même type de route empruntée à l’allée. Alors que la nuit est maintenant totalement tombée. Et qu’il n’y pas l’ombre du début d’un seul éclairage à l’horizon. Nous ne l’apprendrons que plus tard, il existe en fait deux routes (ah ben bravo) pour rejoindre Salta depuis Jujuy. Une autoroute s’étendant effectivement sur 120 km de route toute lisse et asphaltée. Et l’autre, celle de montagne, pratiquement infréquentée une fois la nuit tombée (on se demande bien pourquoi) excepté par des écervelés de touristes tels que nous-mêmes, des psychopathes ou des trafiquants locaux cherchant la très très bonne planque… Bref, pour nous, que du bonheur. Alors que, souligne le guide du Routard, cette route, de jour, vaut vraiment le détour par sa flore particulièrement verdoyante, et sa faune (les vaches et les moutons sortis de la quatrième dimension) qui ponctuent « agréablement » le chemin… (Ben, ça nous fait une belle jambe) Nous prenons donc notre mal en patience, roulons à 30 km/h et décidons le lendemain, dans notre grande folie, de parcourir la seconde boucle, celle de la Quebrada de Cafayate, en deux jours, avec une pause bien méritée en cours de route, à Cafayate donc.

 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Argentine 10 Sept - 8 Oct. 06
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Mardi 14 novembre 2006


Non, non, nous ne sommes pas du tout des gros malades mentaux du voyage. Nous aimons prendre notre temps. Nous poser. Profiter. Tranquillement. Sans s´énerver. En d´autres termes, cultiver le farniente? Mmmm?

 

Fin Septembre 2006. Surlendemain de notre arrivée dans la région montagneuse de Salta, dans le nord de l´Argentine. Il est 11h du matin. Nous sommes réveillés (Sisi), et avalons déjà furieusement les kilomètres au volant de notre Chevrolet « Gol » louée sur le vif auprès du Hertz local. Pas le temps de rigoler. Nous avons la fameuse route normalement rempruntée par le « train dans les nuages » à réduire en poussière avant le coucher du soleil.* Entre routes de montagnes, aqueducs vertigineux posés à 4000 mètres, formations rocheuses quasi martiennes, et vallées peuplées de cactus, vaches, moutons, et autres bêtes parfois mal identifiées par nous, ignares de citadins...

 

Pied au plancher - ou presque, la vitesse maximale autorisée sur les routes de malades que nous prenons alors étant de 50 km/h... -, nous négocions les virages impossibles, les sentiers étriqués, à double sens, parsemés de terre et de pierres, les cols de montagne à 4000 mètres d´altitude, les poids lourds impossibles à dépasser, les nuages de terre soulevés par le moindre véhicule nous barrant inopinément le passage... On n´est pas là pour compter les pâquerettes. Quasi pas le temps de manger. Nous nous arrêtons vite fait au restaurant de l´hôtel - soit dit en passant étonnamment luxueux - de la ville quasi fantôme de San Antonio de los Cobres, et repartons presque aussi tôt sur la route infernale. Qui n´en finit pas.

 

16h. Le soleil entame déjà sa course descendante lorsque nous arrivons dans les fameuses « Salinas » de la région. Une grande étendue de sel, blanchâtre, entourée de quelques habitations de ci de là. Quasi laissées à l´abandon. Un spectacle presque apocalyptique, de ceux qu´on ne voit habituellement qu´au cinéma. Un avant goût des immenses salines que nous verrons quelques semaines plus tard en Bolivie, près de la ville de Uyuni. Avant d´arriver à la fameuse vallée dite « des peintres ». Aux environs de 17h, alors que toute source de lumière a déjà pratiquement disparu de la surface du ciel. Une vallée étonnamment rougeoyante. Curieusement parsemée d´onces de vert, de rayures jaunâtres. Presque irréel. Et là, juste quelques minutes à peine avant que le soleil ne disparaisse pour de bon de l´autre côté des cimes, nous passons devant un minuscule petit village littéralement posé au pied de la vallée. Purmamarca... Note à nous même : revenir ici, éventuellement, si nous avons le temps, pour pouvoir en profiter, beaucoup plus longtemps, et de beaucoup plus près...

 

* Le dit train ayant malheureusement subi un léger ennui technique et ne fonctionnant donc plus, nous n´en saurons malheureusement pas bien plus sur ce mystérieux incident? ?, nous n´avons donc pas eu d´autre choix que de tenter de découvrir les fameux paysages traversés par le fameux «tren» par nous mêmes.

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Argentine 10 Sept - 8 Oct. 06
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Vendredi 10 novembre 2006


C’est avec un gros « pivert sur l’épaule » et la bouche quelque peu pâteuse que nous nous levons le lendemain matin. Réveillés par les gargouillis de nos estomacs, et bien décidés à nous refaire une santé après quasiment deux journées de bus non stop sans véritable pause pour manger. Nous prenons donc notre courage et nos estomacs vides à deux mains, enfilons nos tongs, et partons héroïquement en quête d’un restaurant pour déjeuner. Encore inconscients du danger que peut représenter l’entreprise d’une telle aventure, hors de notre lit, dans notre état, à cette heure avancée de l’après-midi (15 heures environ, si nos souvenirs sont bons).  
 

 

 

Mais même dans notre état de coma à demi avancé, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer le changement. Il n’y a pas à dire, les rues de Salta tranchent quelque peu avec le reste de l’Argentine. Nous sommes maintenant dans la Cordillère des Andes, à 1200 mètres d’altitude. Les peaux se sont foncées, les visages sont ridés par le soleil. Ici, l’Europe omniprésente s’efface peu à peu et donne un avant goût des semaines qui nous attendent dans les Andes, de la Bolivie au Pérou. L’architecture coloniale, avec ses églises multicolores en forme de pièce montée, se mêle aux visages indiens. Les étals des marchés commencent à se couvrir de bonnets en laine de Lama, d’écharpes en Alpaga, ainsi que de petits objets en bois de cactus. Le cactus qui fait partie, soit dit en passant, intégrante du mobilier et de l’architecture environnante, servant à fabriquer un peu de tout, des portes aux volets en passant par les abats jours… Du meilleur effet, par ailleurs. 

 

 

Une heure plus tard. Nous nous sommes sustentés. Nous avons vaqué le nez en l’air, la pensée légère. Une fois nos estomacs rassasiés, nous ne prenons pas de risques et repartons illico vers notre hôtel. Cela ne rate pas. Nous n’arrivons plus, mais alors plus du tout, à retrouver notre hôtel, pourtant sensé être à 5 minutes de là, grand maximum. Sommes nous déconcentrés par le dépaysement local, ou avons-nous tout simplement dissous un neurone de trop dans le tord boyau local au cours de la soirée de la veille ? La ville est pourtant découpée en blocs bien propres et carrés. Cela devrait nous faciliter un tantinet la tâche. Mais réveillés comme nous sommes, et aveuglément guidés par nos estomacs affamés humant les bons steaks argentins, nous sommes partis sans aucun plan de la ville, et, de bien entendu, en oubliant totalement de noter le nom de notre hôtel.   

 

 

Nous tournons donc plusieurs dizaines de minutes avant de reconnaître un palmier par ci, un magasin par là, qui nous remettent finalement tant bien que mal sur la piste de notre auberge de jeunesse. Après une bonne heure de marche à arpenter les trois rues qui se battent en duel entre notre logis et le restaurant, Eurêka, nous arrivons à bon port !! C’est décidé, nous ne ferons pas trop d’effort aujourd’hui. Il y a des jours où il ne vaut mieux pas trop insister. Nous avons tout de même pris la peine d’acheter 3 DVDs pour 2 euros sur le chemin, et refermons la porte de notre chambre. En attendant que la forme revienne pour affronter les centaines de kilomètre de pistes qui nous attendent les jours suivants pour visiter la région. 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Argentine 10 Sept - 8 Oct. 06
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