Requinqués après notre séjour à Arequipa, nous partons pour Huacachina, un oasis à quelques kilomètres de la côte, entouré de dunes de sables géantes, que l’on peut (tenter de) descendre sur une planche de surf. La vue du haut des dunes est spectaculaire, avec le désert qui s’étend au loin, à perte de vue. La montée est épuisante, chaque pas s’enfonçant dans le sable et nous faisant reculer de plusieurs centimètres. Mais le spectacle d’en haut nous récompense largement. Le vent balaie le sable sur la crête formant une vague transparente se jetant au dessus de la pente. Le parfait moment romantique en couple, avec le soleil qui se couche et les ombres et lumières qui se forment sur les dunes. C’est là qu’un Uruguayen débarque avec sa planche de surf, la tête enturbannée pour se protéger du sable. Tant pis pour le moment romantique…
Etant trois sur le sommet, nous engageons la conversation qui dérive vite sur la pratique du sandboard. L’Uruguayen nous explique : « Ce n’est pas bien difficile, il suffit tout simplement d’aller tout droit, en mettant bien son poids en arrière, comme en surf dans la poudreuse, pour aller plus vite ». Un gros bourrin donc, nous disons nous. Une fois le soleil descendu, il est prêt à partir. Rappelons que le bas de la « piste » est notre mur d’hôtel, et que la chute doit faire un peu plus mal que sur de la neige. J’agrippe l’appareil photo, espérant immortaliser LA chute, je mets en position « prise en rafale ».
Grosse déception, pas d’accident gore. Le sable a l’air de vraiment freiner beaucoup sa descente, et la chute n’a pas l’air trop douloureuse. Avec la vue qui surplombe l’oasis et le désert alentour, ça donne, en fait, envie d’essayer… Nous passons la journée du lendemain tranquillement au bord de la piscine. Un perroquet bleu, vert, jaune et rouge (Voir la vidéo où il fait des loopings sur son perchoir) se donne en spectacle. Hurlant à gorges déployées pour qu’on le transporte d’un endroit à un autre, il tourne le dos et s’en va dès que quelqu’un s’approche. Dès qu’un client commence à s’assoupir sur sa serviette, Coco se met à grogner en marmonnant quelque chose qui ressemble vaguement à des jurons. On avait appris, en Amazonie, que ce genre de perroquets coûte environ 1000 dollars. Pas donné pour un perroquet caractériel qui insulte les clients…
Le jour d’après, nous hésitons à faire une des excursions proposées par l’hôtel. Nous pouvons traverser le désert en buggy mais nous ne le conduirons pas, nous serons à 8 personnes. Quel intérêt se dit-on ? Si ce n’est que l’on a vraiment envie de traverser le désert, et que le buggy pourra nous déposer en haut des pentes pour les descendre en sandboard et nous récupérer en bas. On devrait pouvoir faire au moins 5 grosses descentes… Quand nous réservons l’excursion, la fille de l’accueil de l’hôtel insiste bizarrement sur le fait que le chauffeur est « totally crazy » et que nous ferons la course avec d’autres buggys, pensant sûrement que l’on a peur de s’ennuyer en ne conduisant pas… Il s’en faut de peu pour qu’elle ne nos donne la liste des accidents récents comme argument marketing. Nous nous disons qu’elle en rajoute pour vendre son truc, et tant qu’on peut faire des descentes en sandboard sans se fatiguer, se dit-on…
Dans la pratique, il s’avère, effectivement, que le chauffeur est un vrai malade mental. C’est maintenant très clair, rien ne semble lui faire peur. Pas plus les dunes dotée d’une pente à
Nous partons le lendemain. Sur le chemin qui nous amènera de Huacachina à Lima (d’où nous décollerons pour quitter le Pérou et nous envoler pour le Chili). Nous nous arrêtons pour visiter les Iles Ballestas, surnommées les « Galapagos du pauvre » (Voir la vidéo). Une énorme concentration d’oiseaux, de phoques, et quelques pingouins qui se sont égarés là !!
(Suite dans la catégorie Argentine)
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© Textes, Images et vidéos Kim Le Quoc et Christophe Deguine
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