Nous avons beau être en plein été en Nouvelle Zélande… Nous avons pourtant parfois plutôt l’impression d’être en automne… à Londres… Il pleut, (très) souvent, et il faut parfois (souvent) enfiler un manteau pendant la journée. Ceci dit, quand le soleil tape, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas les choses à moitié. Du coup, forcément, l’abominable coup de soleil ne se fait pas vraiment attendre… Ce qui serait soit disant dû à un supposé petit trou de rien du tout dans la couche d’ozone... (Mmmm…) Faisant de
la Nouvelle Zélande (et de l’Australie) les pays records du cancer de la peau…
Nou, peu nous importe, bien à l’abri de notre puissant Bolide Home fraîchement loué, nous quittons Auckland dans un nuage de fumée, pédale d’accélérateur à fond, à du…… 90 km/h. C’est que ça ne rigole pas. La bête n’est pas facile à manier. C’est bien simple, nous avons tout simplement parfois l’impression d’être à l’avant d’un véritable semi-remorque. C’est qu’on balade tout de même avec nous un quasi mini studio entier. Pour ne rien faciliter, la conduite se fait, et oui comme en Australie et en Angleterre, bel et bien à gauche… Ce n’est donc pas peu fiers de nous-mêmes que nous arrivons sains et saufs à quelques 200 km au Sud d’Auckland, après avoir héroïquement tourné dans le bons sens à tous les ronds points et croisements qui se présentaient à nous, pour arriver dans la bonne vielle bourgade de Rotorua, première étape de notre itinéraire. Rotorua, l’étape tout simplement obligée de l’Ile du Nord avec ses Geysers et ses thermes aux couleurs fantasmagoriques, qui nous rappellent d’ailleurs parfois très fortement le Sud Lipez, en Bolivie. C’est bien simple, le Geyser de Pohutu peut monter à ses grandes heures jusque 20 mètres de haut ( !), et le bassin central de Wai O Patu, arbore des couleurs tout simplement… incompréhensibles, passant du jaune fluorescent au vert pétaradant, au bleu électrique sans oublier le rouge écarlate, le tout enveloppé de nappes de brumes balayées de temps à autre par le vent. Certes, le dit bassin s’avère beaucoup plus petit que les lagunes en Bolivie, mais l’éventail de couleurs il faut bien l’avouer se révèle encore plus impressionnant.
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Mais pas le temps de souffler, l’appel de la vitesse nous assaille. Nous repartons à bord de notre Campervan bien aimé, direction le Sud pour découvrir cette fois le parc de Tongariro, dont deux des volcans ont servi de cadre naturel pour le fameux Mordor du Seigneur des Anneaux. Après notre périple de 4 jours au sein du parc Torres del Paine, nous ne nous sentons a priori pas tout à fait la force d’entamer, de nouveau, un petit trek, quelqu’il soit. Mais apparemment (argh, triple argh…) il s’agirait de la seule véritable manière de découvrir le « Mordor » sous toutes ses véritables coutures. Et, diantre, triple diantre, le « Tongariro Crossing », démarre à 6 heures du matin et fait quelques solides 17 km de long en montées et descentes. Nous nous armons de tout le courage qu’il nous reste, et nous embarquons donc en véritable cinéphiles acharnés dans cette marche d’une journée, qui, après tout, nous disons nous alors, devrait être de la quasi gnognotte après ce que nous avons abattu à Torres del Paine… Et bien, que nenni… Tandis que nous souffrons le martyr alors que nous escaladons tant bien que mal l’abominable montée rocheuse qui se dresse devant nous avant de pouvoir accéder au seul et unique « Mordor », nous jurons corps et âmes qu’on ne nous y reprendra plus.
Mais une fois arrivés tout en haut, après une petite heure tout de même de suées le long d’aspérités rocheuses d’inclinaisons relativement variées, nous constatons que les paysages s’avèrent effectivement tel que nous nous l’imaginions. Tel ceux du Modor. Désolés, volcaniques, avec une odeur de souffre omniprésente. Si le soleil ne nous avait pas accompagné de ses brillants rayons, nous aurions presque nous croire aux côtés de Frodon, alors qu’il s’apprête à jeter le bien aimé « Precious » de Gollum au find fond du redouté Mordor…
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Cela étant, il a beau s’agir de l’un des treks les plus populaires de Nouvelle Zélande, il faut bien reconnaître, après le parc Torres del Paine, au Chili, nous sommes devenus un peu difficiles. La vue d’en haut est effectivement impressionnante, avec sa succession de volcans, et ses trois lagunes d’un bleu diamant, mais au-delà des alentours du Mordor, les montées et très lentes descentes (avec des lacets interminables que l’on ne peut pas couper) ne permettent pas de traverser quelque paysage que ce soit, et ne présentent du coup qu’un intérêt très limité, rendant du coup le trek un peu trop long à notre goût.
Au retour de la marche, nous filons sous la douche du camping et partons pour Wellington, capitale du pays située à la pointe Sud de l’Ile du Nord. C’est de là que nous prendrons le Ferry le lendemain pour l’Ile du Sud, vers Picton, dans les Malborough Sounds !
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