Nouv. Zélande 10 - 26 Déc. 06

Dimanche 31 décembre 2006



La Nouvelle Zélande : 4 Millions d’habitants. 40 Millions de moutons tout dodus. Autant de petites taches blanches recouvrant les collines verdoyantes. De petites côtelettes sur pattes. Une proportion assez similaire à celle que nous avions pu voir dans les Highlands en Ecosse, il y a quelques années. Le mouton a décidemment l’air d’apprécier les grands espaces, ce qui doit sûrement contribuer à lui donner son goût unique et tendre.



Mais la Nouvelle Zélande est d’abord et surtout le pays d’un autre animal… Le Kiwi ! Animal emblème du pays, malheureusement en voie d’extinction, c’est un petit oiseau aux plumes marrons, avec des ailes minuscules et un long bec (très fin, rien à voir avec The Toucan), qui concentre sa force d’attaque et de défense dans ses petites pattes musclées. Le Kiwi est malheureusement pour nous un animal nocturne, qui s’avère qui plus est très sensible à la lumière et au bruit. Inutile de dire qu’il s’avère donc très difficile de l’apercevoir, même dans un zoo (et impossible à prendre en photo, le flash abîmerait ses petits yeux fragiles). Et, qui l’eut crû, son nom vient bel et bien du fameux fruit éponyme ! Tout cela parce que lorsqu’il recroqueville ses pattes et mets son bec dans ses plumes pour s’endormir, il ressemble tout bonnement à une grosse boule ovale marron… En d’autres termes, à un bon viexu gros Kiwi ! Très mignon comme petite bête, le Kiwi n’en arbore pas moins quelques particularités quelque peu… Mmmm surprenantes… Lorsque la femelle attend un bébé, par exemple, l’œuf peut prendre jusqu’à 25% de la taille du corps, ce qui reviendrait en gros à un petit bébé de quinze kilos pour un être humain…



Le Kiwi est une véritable star en Nouvelle Zélande. Les habitants se surnommant eux-mêmes les « Kiwis » et déclinant leur animal emblème sous toutes les formes. Le Kiwi All Black, le Kiwi qui sort de son œuf ballon de rugby etc. La Nouvelle Zélande, le pays des Kiwis donc, mais aussi des All Blacks avec leur fameux « Haka », danse d’introduction des matches de Rugby, tirée de la culture Maori. Mais le pays est surtout célèbre pour ses paysages qui ont servi de lieu de tournage pour Le Seigneur des Anneaux, ou encore Le Samouraï, et King Kong…: des volcans et geysers du Nord aux Fjords du Sud...


Ajoutez à tout cela la sensation d’être au bout du monde, avec 12 heures de décalage avec la France. Plus de 18 000 km entre Paris et Auckland !


Par Kim & Christophe
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 4 janvier 2007


Auckland, c’est là que nous atterrissons, en venant de Nouvelle Calédonie. Après un retour en France, nous avons l’impression de replonger dans l’ambiance Londonienne. Le sens de circulation est à gauche, les gens dînent tôt, boivent beaucoup, les robinets d’eau chaude et froide sont séparés, le pain de mie occupe à lui seul un énorme rayon de supermarché (avec son ami le rayon bacon et le rayon bière).

 

La ville - Auckland - est truffée de volcans (éteints, ce qui est mieux pour implanter une ville). C’est ce que nous découvrons en montant sur le Mont Eden, qui surplombe la baie. On peut apercevoir des dizaines d’autres collines verdoyantes, sur lesquelles paissent tranquillement quelques vaches.



Nous avons deux semaines pour découvrir les deux îles qui composent le pays. L’Ile du Nord, plus habitée et plate, et l’Ile du Sud plus sauvage, et montagneuse, avec les glaciers et les fjords. Nous décidons de le parcourir en Camper Van, ultra populaire en Nouvelle Zélande. Vu le peu d’habitants et de ville, c’est un moyen bien pratique pour faire la route. Et surtout, nous sommes à la période la plus touristique de toute l’année : en Décembre. Pendant les grandes vacances et les fêtes de Noël. Ce qui risquerait de poser quelques problèmes pour trouver des hôtels à la dernière minute et réserver les transports. Notre décision est prise, nous passerons donc Noël à bord d’un camping car, youhou !!

 

Nous partons donc de Auckland à bord de notre Camping Car rutilant, qui certes, ressemble plus à un utilitaire de déménagement, mais avec le confort VIP. Evier et plaques de gaz intégrées, chauffage etc. L’ultra confort du camping. La grande classe. Nous achetons nos 15 rouleaux de papiers toilette, (pas de pastis, bob et marcel ici bas malheureusement), pâtes, riz, conserves, et zou, c’est parti pour 3200 km de conduite à gauche, en faisant attention de ne pas écraser un Mouton, un Possom, un Kiwi, ou un pengouin qui traîneraient par là…




Par Kim & Christophe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 28 janvier 2007



Nous avons beau être en plein été en Nouvelle Zélande… Nous avons pourtant parfois plutôt l’impression d’être en automne… à Londres… Il pleut, (très) souvent, et il faut parfois (souvent) enfiler un manteau pendant la journée. Ceci dit, quand le soleil tape, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas les choses à moitié. Du coup, forcément, l’abominable coup de soleil ne se fait pas vraiment attendre… Ce qui serait soit disant dû à un supposé petit trou de rien du tout dans la couche d’ozone... (Mmmm…) Faisant de la Nouvelle Zélande (et de l’Australie) les pays records du cancer de la peau…
 



















Nou, peu nous importe, bien à l’abri de  notre puissant Bolide Home fraîchement loué, nous quittons Auckland dans un nuage de fumée, pédale d’accélérateur à fond, à du…… 90 km/h. C’est que ça ne rigole pas. La bête n’est pas facile à manier. C’est bien simple, nous avons tout simplement parfois l’impression d’être à l’avant d’un véritable semi-remorque. C’est qu’on balade tout de même avec nous un quasi mini studio entier. Pour ne rien faciliter, la conduite se fait, et oui comme en Australie et en Angleterre, bel et bien à gauche… Ce n’est donc pas peu fiers de nous-mêmes que nous arrivons sains et saufs à quelques 200 km au Sud d’Auckland, après avoir héroïquement tourné dans le bons sens à tous les ronds points et croisements qui se présentaient à nous, pour arriver dans la bonne vielle bourgade de Rotorua, première étape de notre itinéraire. Rotorua, l’étape tout simplement obligée de l’Ile du Nord avec ses Geysers et ses thermes aux couleurs fantasmagoriques, qui nous rappellent d’ailleurs parfois très fortement le Sud Lipez, en Bolivie. C’est bien simple, le Geyser de Pohutu peut monter à ses grandes heures jusque 20 mètres de haut ( !), et le bassin central de Wai O Patu, arbore des couleurs tout simplement… incompréhensibles, passant du jaune fluorescent au vert pétaradant, au bleu électrique sans oublier le rouge écarlate, le tout enveloppé de nappes de brumes balayées de temps à autre par le vent. Certes, le dit bassin s’avère beaucoup plus petit que les lagunes en Bolivie, mais l’éventail de couleurs il faut bien l’avouer se révèle encore plus impressionnant.




Voir la vidéo.

Mais pas le temps de souffler, l’appel de la vitesse nous assaille. Nous repartons à bord de notre Campervan bien aimé, direction le Sud pour découvrir cette fois le parc de Tongariro, dont deux des volcans ont servi de cadre naturel pour le fameux Mordor du Seigneur des Anneaux. Après notre périple de 4 jours au sein du parc Torres del Paine, nous ne nous sentons a priori pas tout à fait la force d’entamer, de nouveau, un petit trek, quelqu’il soit. Mais apparemment (argh, triple argh…) il s’agirait de la seule véritable manière de découvrir le « Mordor » sous toutes ses véritables coutures. Et, diantre, triple diantre, le « Tongariro Crossing », démarre à 6 heures du matin et fait quelques solides 17 km de long en montées et descentes. Nous nous armons de tout le courage qu’il nous reste, et nous embarquons donc en véritable cinéphiles acharnés dans cette marche d’une journée, qui, après tout, nous disons nous alors, devrait être de la quasi gnognotte après ce que nous avons abattu à Torres del Paine… Et bien, que nenni… Tandis que nous souffrons le martyr alors que nous escaladons tant bien que mal l’abominable montée rocheuse qui se dresse devant nous avant de pouvoir accéder au seul et unique « Mordor », nous jurons corps et âmes qu’on ne nous y reprendra plus.


Mais une fois arrivés tout en haut, après une petite heure tout de même de suées le long d’aspérités rocheuses d’inclinaisons relativement variées, nous constatons que les paysages s’avèrent effectivement tel que nous nous l’imaginions. Tel ceux du Modor. Désolés, volcaniques, avec une odeur de souffre omniprésente. Si le soleil ne nous avait pas accompagné de ses brillants rayons, nous aurions presque nous croire aux côtés de Frodon, alors qu’il s’apprête à jeter le bien aimé « Precious » de Gollum au find fond du redouté Mordor…

 


 

Voir la vidéo.

Cela étant, il a beau s’agir de l’un des treks les plus populaires de Nouvelle Zélande, il faut bien reconnaître, après le parc Torres del Paine, au Chili, nous sommes devenus un peu difficiles. La vue d’en haut est effectivement impressionnante, avec sa succession de volcans, et ses trois lagunes d’un bleu diamant, mais au-delà des alentours du Mordor, les montées et très lentes descentes (avec des lacets interminables que l’on ne peut pas couper) ne permettent pas de traverser quelque paysage que ce soit, et ne présentent du coup qu’un intérêt très limité, rendant du coup le trek un peu trop long à notre goût.

 

 

Au retour de la marche, nous filons sous la douche du camping et partons pour Wellington, capitale du pays située à la pointe Sud de l’Ile du Nord. C’est de là que nous prendrons le Ferry le lendemain pour l’Ile du Sud, vers Picton, dans les Malborough Sounds !

 

Par Kim & Christophe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 14 février 2007

A peine débarqués sur l’Ile du Sud, nous comprenons vite que cette Ile n’a pas grand-chose avec sa voisine du Nord. Très très peu d’habitants, beaucoup plus montagneuse. L’île est quasiment un immense parc naturel, marqué par d’immenses étendues verdoyantes et beaucoup, beaucoup de bons gros moutons… Revigorés, et un petit peu calmé après notre escapade au parc du Tongariro, nous mettons le cap sur les Malborough Sounds, de vertigineuses montagnes verdoyantes qui plongent directement dans la mer et encerclent la ville de Picton.



Sur le chemin, nous nous arrêtons au Parc Abel Tasman (voir la vidéo), qui abriterait les plus belles plages du pays. Nous décidons de le découvrir en prenant un taxi boat qui nous dépose à quelques kilomètres sur une plage. Nous devons remonter à pied le long des montagnes pour rejoindre une autre plage d’où le bateau viendra nous chercher à la fin de la journée. C’est l’une des rares parcs où certains endroits sont restés privés, permettant à des particuliers de construire une maison au cœur d’un parc national, uniquement accessible en bateau ! 



A peine revenus de la plage, nous mettons le cap sur Queenstown, ville des sports extrêmes par excellence ( la Nouvelle Zélande offre dans ce domaine à peu près tout et n’importe quoi). Queenstown, c’est une petite ville, entourée de lacs et de montagnes qui sert de stations de ski en hiver. C’est aussi le point de départ pour voir LE paysage le plus visité en Nouvelle Zélande : les fjords du Milford Sound (voir la vidéo). Réputé pour être l’un des endroits les plus humides de la planète, il y pleut quasi tout le temps, transformant les pentes vertigineuses des montagnes qui plongent dans la mer en centaines de milliers de cascades, que l’on peut normalement entrapercevoir entre les couches de brume. Nous aurons la chance de découvrir le Milford Sound sous un ciel bleu étincelant, après être arrivé sous des trombes d’eau la veille. Nous réservons un bateau pour faire une croisière de deux heures les longs des fjords. Les montagnes tombent quasiment verticalement dans l’eau, immenses, donnant l’impression que les autres bateaux sont des points minuscules… La Nouvelle Zélande telle que nous nous l’imaginions est belle et bien là, spectaculaire.






Le jour même, après la croisière, nous devons parcourir environ 1000 km avant le lendemain matin, pour arriver à temps pour notre rendez-vous My Petit Mundo à Christchurch. La route est magnifique, traversant des montagnes et lacs sans quasi d’habitations. Nous passons par le Mont Cook, et finissons la route sous le soleil couchant, après 12 heures de route non stop. Nous trouvons tout de même le courage d’appeler à notre arrivée, à plus de une heure du matin, heure locale, passée, 13h pour la France , un journaliste de France Info. Il a repéré notre blog « My Petit Mundo » et aurait aimé en parler dans sa rubrique hebdomadaire. A l’heure à laquelle nous l’appelons, il ne se trouve malheureusement pas à France Info et ne peut enregistrer l’interview. Ce sera donc pour la rentrée prochaine, lorsque l’émission reviendra à l’antenne.

 

 

 

 

Par Kim & Christophe
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 18 février 2007

Un peu plus et nous étions à deux doigts de ne pas avoir de rendez-vous du tout en Nouvelle Zélande pour « My Petit Mundo ». C’était avant que nous ne recevions un email provenant de l’une des nombreuses organisations que nous avons essayé de contacter par email. Notre interlocuteur s’appelle « Ben » et travaille pour la troupe Maori « Kotane ». Sur le coup, nous ne nous rappelons plus très bien de quoi il s’agit, sans doute l’un de ces nombreux villages Maori comme il en existe beaucoup à travers la Nouvelle Zélande , qui permet aux touristes de découvrir, à travers diverses reconstitutions et spectacles, la culture Maori telle qu’elle était, il y a quelque temps de cela.

 

 

 

Ni un ni deux, nous nous précipitons donc à Christchurch pour arriver à temps pour le rendez-vous que nous a donné Ben, pour le 23 Décembre, soit deux jours très exactement avant Noël. Nous roulons jusqu’à la nuit tombée, et nous dirigeons le lendemain après midi vers l’adresse que nous a donné Ben. Une adresse qui ressemble très sérieusement à une adresse privée. Pas celle d’une association ou d’une organisation, comme nous en rencontrons habituellement pour « My Petit Mundo ». Et plus nous approchons de l’adresse, plus notre soupçon se confirme : Ben nous a bel et bien donné rendez-vous chez lui, à son domicile, là où nous attendent des enfants qu’il a spécialement réuni pour notre passage à Christchurch. Ses enfants à lui tout d’abord ainsi que les enfants des membres de sa famille, ainsi que ceux de ses amis…


 

 

Des perlées de sueur nous submergent soudain à la pensée de nous retrouver tout seuls, livrés à nous-mêmes, devant tout un groupe d’enfants, qui n’ont absolument pas été préparés à notre arrivée, ne savent pas du tout pourquoi nous sommes là et encore moins qui nous sommes. Et attendront, simplement, patiemment, que nous leur expliquions toute l’histoire et que nous interagissions avec eux. En un mot, le cauchemar avec un gros C… Et effectivement nous avons tout d’abord comme qui dirait un peu de mal à retenir leur attention… C’est que nous sommes à 2 jours de Noël. Les enfants entament à peine leurs « grandes vacances » d’un mois, jusqu’à fin Janvier, et ne pensent qu’à une seule chose, s’échapper dehors afin de profiter de cette période bénie qui s’ouvre à eux.



Au bout de quelques minutes de vaines tentatives afin d’établir le « contact », plusieurs mamans finissent pas nous prendre en pitié et par interpeller personnellement leurs progénitures… en Maori. C’est là que la situation commence alors à totalement nous échapper, mais également là que les enfants commencent à nous montrer les jeux « Maori » qu’ils pratiquement habituellement entre eux. Les danses « Maori », ou « Haka », à l’instart du fameux « Haka » interprété par l’équipe de rugby des All Blacks à chacun de leur match. Les jeux « avec les mains », afin de travailler la coordination dès le plus jeune âge. Les jeux de « bâtons ». Ainsi que les chansons. Sans nous faire prier, nous empoignons donc l’appareil photo et laissons les mamans faire, bel et bien soulagés (Voir la vidéo  et les articles sur TV5).





Par Kim & Christophe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Publicité

Notre projet

Nos reportages sur
TV5MONDE


Envie d'en savoir plus sur notre projet, le vrai?








En français

En anglais

Présentation

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus