Chine 13 - 20 Fev. et 30 Mai - 20 Juin 07

Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /2007 13:17



Hong Kong – « Aux portes de l’Asie ». Nous sommes fin prêt, nos bols de riz et nos soupes chaudes, achetés à emporter, bien en main. Le spectacle de lumière quotidien s’apprête à commencer alors que nous prenons place bien en face de la haie de gratte ciels qui peuplent la baie de Hong Kong. Une voie enregistrée s’échappe d’un haut parleur, nous accueille, nous remercie d’être là. En anglais, puis en chinois. Plus que dix minutes avant le commencement. Nous avons presque du mal à croire qu’une telle explosion de sons et de lumières puisse ainsi envahir la baie de Hong Kong absolument tous les soirs de l’année. Sans faute. Nous observons le spectacle, bouche bée. Les flashs crépitent. Les touristes autour de nous laissent régulièrement échapper de grands « oh » et d’autres grands « ah ».



Plein les yeux.
L’ensemble des gratte-ciels de la baie vient soudain de prendre vie, laissant échapper dans une chorégraphie bien orchestrée de multiples rayons de lumière de couleurs diverses et variées. La lumière habille les buildings de haut en bas ou pointent agressivement vers le ciel, au rythme d’une musique qui s’échappe maintenant des hauts parleurs situés de notre côté de la baie (Voir la vidéo). Nous sommes encore à des années lumière de ce que nous nous apprêtons à découvrir quelques jours plus tard, alors que nous quitterons Hong Kong pour nous diriger vers la frontière nord du Vietnam. Hong Kong et ses centaines de gratte ciels, ses quartiers chics, ses centres commerciaux ultra-modernes, ses rues bondées, emplies de panneaux publicitaires divers et variés. Hong Kong et son incroyable communauté d’expatriés… Une ville où la plupart des gens que nous croiserons, dans la rue et les commerces, n’en parlerons pas moins pratiquement pas un mot d’anglais. Contrairement à l’idée que nous nous en étions fait avant d’y arriver.


 

Bienvenue en Chine. 6h du matin. Le bus de nuit, uniquement composé de mini couchettes en dur superposées les unes au dessus des autres, et uniquement habitées de voyageurs bel et bien Chinois, si ce n’était nos deux faciès d’étrangers, vient juste de s’arrêter, nous réveillant dans notre demi-sommeil. La totalité de voyageurs a déjà évacué le véhicule et embarqué dans un second bus. Celui qui doit nous conduire vers la ville de Guilin, située à quelques 13 heures de bus de la ville de Canton (elle-même située à environ deux heures de train de Hong Kong). Nous nous apprêtons à nous transvaser nous aussi vers le second bus pour les deux heures de trajet qu’il nous reste, lorsque nous reprenons soudain nos esprits. Quelqu’un vient juste de prononcer le nom de la ville de Yangshuo, la ville que nous essayons justement de rejoindre, en passant d’abord par la ville de Guilin, pensions-nous. 

 


Arrivée à Yangshuo.
« Yangshuo ? » « Xnjomdiuvfhbuhdef ». « Euh… ici Yangshuo ? » « Wiuiohciuigdcuhpefz…». Aucun mot d’anglais à l’horizon. Toujours à moitié endormis, nous nous lançons donc dans un semblant de tentatives d’interprétations par les signes. « Ici, Yangshuo ? », répétons nous tout en insistant bien sur le nom de la ville, en pointant tout autour de nous, et en montrant le nom de la ville écrit en chinois dans notre Lonely Planet. Tout le monde autour de nous se met alors à acquiescer vivement et fermement. « Oui, oui, ici Yangshuo, ici Yangshuo.» Allelhuhia. Nous n’avons donc pas besoin de faire le reste du trajet. Forcément, personne ne parlant l’anglais à la station de bus à Canton, nous n’avions pas compris que le bus pour Guilin passait en fait également et d’abord par Yangshuo. Et qu’il était donc inutile de nous rendre d’abord à Guilin, pour ensuite reprendre un autre bus pour en fait revenir vers… Yangshuo. Le temps de reprendre nos esprits, nous nous retournons enfin sur le paysage quasi féerique qui s’offre à nous, alors que le jour commence à peine à se lever, et que les ombres des innombrables petites sommets qui entourent entièrement la petite ville commencent tout juste à se dessiner à l’horizon…


 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Chine 13 - 20 Fev. et 30 Mai - 20 Juin 07
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Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /2007 16:01



« Nouvel an Chinois dans les montagnes ». Cela fait déjà trois ou quatre heures que cela dure et cela ne semble pas vouloir s’arrêter. Nous sommes sur le toit de notre maison d’hôte, dans la jolie petite ville de Yangshuo, et observons les milliers de feux d’artifice de toutes les tailles et de toutes les couleurs qui explosent littéralement de toute part, aux quatre recoins de la ville, illuminant les abords de la rivière et les centaines de petites montagnes avoisinantes. C’est qu’ici, l’ensemble des habitants sont tout à fait autorisés à acheter leurs propres feux d’artifice, y compris les énormes feux d’artifice qu’on ne voit habituellement allumés que par des professionnels chez nous, en France, et à les faire exploser où bon leur semble. Que ce soit à quelques mètres seulement de notre maison d’hôte, ou en plein milieu d’un bateau, alors que nous serons en train de naviguer tranquillement, quelques jours plus tard, le long de la fameuse rivière Li. Car, ici, en Chine, la célébration de la nouvelle année ne dure pas une seule et misérable nuit mais une semaine entière. Jour et nuit. Ce qui signifie que les feux d’artifice ne s’arrêteront pas avant au moins quatre à cinq heures du matin, pour reprendre dès le lendemain, alors que la nuit ne sera pas encore tombée. Les explosions s’avèrent parfois si violentes que nous craignons presque que les retombées ne transpercent le toit de notre chambre (justement située au dernier étage de la maison d’hôte) pour mettre le feu à l’ensemble de l’hôtel. Un séjour donc quelque peu agité, mais un nouvel an chinois (démarrant l’année du cochon est-il utile de préciser) célébré au plus près (Voir la vidéo).




Vous avez dit hygiène ?
Nous dégustons tranquillement deux plat absolument gigantissimes de canard et de poissons, attablés à l’un des rares restaurants typiquement Chinois de la ville de Yangshuo (preuve en est, nous sommes les seuls et uniques touristes parmi les clients du dit restaurant). Nous n’avons pas mouffeté lorsque nous avons vu passer, au travers de la salle de restaurant, le poisson (encore vivant) ainsi que le canard (lui déjà mort) qui allaient bientôt atterrir dans nos assiettes. Nous ne réagissons presque plus lorsque nous entendons autour de nous des gens se racler violemment la gorge ou cracher à tous vents. Nous n’avons même pas fait marche arrière lorsque nous nous sommes aperçus que les toilettes publiques ici sont à peu près totalement dépourvues de portes et ne consistent en tout et pour tout que d’une (toute petite) fente dans le sol (entendre donc pas de chasse d’eau et encore moins de papier…). Mais là, il faut bien l’avouer, nous avons comme une seconde d’hésitation lorsque nous voyons une dame, attablée au centre de la pièce, ouvrir le pantalon de son petit garçon et le laisser tranquillement se soulager en plein milieu du restaurant… Inondant pratiquement par la même occasion les pieds d’un de leurs voisons de table. De bien entendu, rien d’exceptionnel pour les autres personnes, ici présentes. Le personnel du restaurant ne se donnera même pas la peine de nettoyer… Mmm, la petite flaque. Fort heureusement pour nous, nous avons déjà finit nos assiettes, et décidons, le lendemain, de retourner, sagement, dans un bon vieux restaurant « pour touristes »…





Longsheng - « Rizières dans la brume ».
Les petites femmes de la tribu des « Yao people » - des petites femmes qui par tradition ne se coupent jamais les cheveux de leur vie, et détiennent en conséquence le record des cheveux les plus longs au monde, à 5 mètres de long -- nous montrent le chemin à travers les innombrables terrasses de riz qui sculptent les montagnes avoisinantes. Nous sommes chez elles, passons devant leurs demeures, parmi les habitants des villages construits aux abords des célèbres terrasses de riz, au travers des hôtels et des restaurants (encore rares), qui se sont progressivement construits ici, à environ trois heures de bus de Yangshuo. Nous ne sommes pas exactement à la meilleure période pour visiter les rizières, lorsque le riz vient juste d’être planté, et que les rizières sont encore verdoyantes et gorgées d’eau. Mais les immenses terrasses n’en restent pas moins impressionnantes. Nous ne pouvons qu’imaginer à quel point elles doivent resplendir lorsque la couleur des germes de riz est tellement intense qu’elle en parait presque surnaturelle.
Voir la vidéo de la Tribu Yao.






Par Kim & Christophe - Publié dans : Chine 13 - 20 Fev. et 30 Mai - 20 Juin 07
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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /2007 11:22



Victoria Peak. La vue est dégagée. Pas de nuages ou d’épaisse couche de brume à l’horizon recouvrant à peu près tout et nous offrant une vue sur à peu près rien. Nous sommes tout en haut du Victoria Peak d’où nous dominons Hong Kong et profitons d’une vue plongeante sur les buildings illuminés et la fameuse baie... Une expérience en somme bien différente de notre premier passage éclair à Hong Kong, au mois de Février, il y a trois mois de cela, entre l’Indonésie et le Vietnam… Certes, nous sommes un Dimanche et la colline est quelque peu submergée par une marée humaine plus qu’envahissante, mais en marchant un peu sur les gens, on y arrive tout à fait…

 

Miam miam… «  Nan  », curry, « nan », curry, « nan », curry… Encore un peu de “nan”, avec vôtre curry ? (Nan !!!!!!!) Après un mois d’un régime pratiquement et totalement composé de légumes et de pain Indien (…), nous nous réveillons à Hong Kong, centre culinaire des centres culinaires, affamés, les yeux injectés de sang, près à dévorer les premiers plats venus qui ne seront pas uniquement composés de « nan »… et de curry…(!!!!!!!). Nous nous jetons dès les premiers rayons de l’après midi sur une petite soupe baignée de noix de coco et de fruits de mer… Et manquons nous évanouir de plaisir tant le mélange est onctueux, raffiné, relevé, subtilement et idéalement équilibré… Nous savourons chaque cuillère, chaque bouchée, et saluons notre retour au sein de la terre promise, là où règne la diversité culinaire suprême, et où la composition des plats dépasse très allègrement le nombre de cinq (voire trois)… (Bon, on exagère un peu mais presque pas…).




Bateaux dragons.
Plus que quelques jours avant la fameuse course de « bateaux dragons », une course, qui comme son nom l’indique, implique des bateaux, armés d’une tête et d’une queue de dragon. La course a lieu tous les ans mais une fois n’est pas coutume, cette course 2007 sera historique et célèbrera le 10ième anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine. Du coup, la course a été étendue de plusieurs jours et nombre de festivités ont été organisées en parallèle de la compétition. Et ça ne rigole pas. Cela s’entraîne même particulièrement dur… Rien qu’à regarder les équipes donner de féroces coups de pagaie au rythme d’un joueur de tambour, debout, à l’avant du bateau, on en est tout épuisés, et n’avons donc d’autre choix que d’aller nous sustenter d’une petite pâtisserie presque de comme chez nous, pour nous remettre de toutes ces émotions.

 

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Chine 13 - 20 Fev. et 30 Mai - 20 Juin 07
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /2007 04:38



Rien ne va plus ! Les jeux sont faits. La roue tourne. La petite bille roule maintenant furieusement le long des numéros rouges et noirs. Les visages sont crispés. La tension insurmontable. Nous avons décidé de tenter le tout pour le tout, et avons misé la somme totalement insensée de 2 euros sur le 9 rouge… Nous sommes à Macao, à 2 heures de ferry à peine de Hong Kong, là où la folie du jeu aurait déjà dépassée celle de Las Vegas, avec un chiffre d’affaires moyen par casino dépassant déjà son homologue Américain ( !). C’est bien entendu sans mentionner les airs de Portugal, et même parfois de Copacabana, que l’on retrouve aisément au centre de l’ancienne enclave… euh Portugaise. Ca et ses délicieuses tartes aux œufs, et ses énormes tranches de porc séché, assaisonnées à tous les parfums, et à tous les épices (Miam miam…) qu’on nous brandit à bout de baguettes à tous les coins de rue. Difficile dans ces conditions de rater les spécialités locales.






A quelques encablures de là…
Au centre de Hong Kong, il y a les grattes ciels, le bruit et la fureur urbaine. Et à une demi heure, à peine, de là, il y a la verdure, la plage et d’innombrables possibilités de trek à travers la montagne… La rupture est abrupte. A peine a-t-on le temps de se retourner une fois sortis de la ville en bus que l’on se retrouve soudain, d’une seconde à l’autre (ou quasi presque), perdus au milieu de la nature, en plein cœur d’une succession de versants plus verts les uns que les autres. Comme si nous étions, déjà, à des lieues de Hong Kong, alors que la ville se cache en réalité juste derrière les verdoyantes collines. Nous n’avons que quelques jours ici mais décidons tout de même d’explorer cet aspect particulièrement inattendu de Hong Kong. Et prenons donc un bain de soleil (sans doute l’un des derniers maintenant… Argh…) sur l’une des charmantes (et particulièrement bondée, week end oblige) petites plages de Hong Kong. Ahhh, la plage, le sable, la mer…




Hong Kong, la redécouverte…
La toute première fois (lors de notre passage éclair donc de trois jours au mois de Février), tout ne nous paraissait que grisaille, brouillard, horreur citadine et risques de dépression avancée. Cette fois ci, tout n’était que soleil et découvertes sur découvertes au sein d’une ville qui ne nous avait manifestement pas révélé tous ses secrets (forcément, en trois jours…). Tant et si bien que nous avons même commencé à nous dire, dans un recoin de nos têtes, Mmmm, Hong Kong, un jour, pourquoi pas… On n’y trouve, après tout, tout ce qu’un expatrié pourrait souhaiter : une cité cosmopolite propre et moderne dotée de toutes les infrastructures indispensables, qui n’en est pas pour le moins dépourvue d’une bonne dose de dépaysement culturel (allez négocier un « Dragon fruit » en Cantonais sur un des marchés en plein air de Hong Kong…); la plage et la montagne à portée de main ; et nombre de destinations Asiatiques pas des plus désagréables (Taiwan, Philippines, Thaïlande, Malaisie…) à quelques heures d’avion, seulement…

 

Par Kim & Christophe - Publié dans : Chine 13 - 20 Fev. et 30 Mai - 20 Juin 07
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /2007 16:50

 




Des apparts de folie.
Comment dire… Nous n’avons jamais vu rien de comparable à l’appartement de Santiago et Sylvie, notre petite famille d’accueil à Shanghai. En deux mots, l’appartement de Santiago et Sylvie, c’est un peu comme une double page du magazine Wallpaper, en mieux. Ici, rien ne dépasse d’un cheveu. Le moindre petit objet de déco, meuble, magazine, bout de papier, miette de poussière a manifestement sa place désignée… Et on ne parle pas ici d’un ridicule petit F1 mais d’un appartement doté de trois chambres, d’une terrasse, de deux balcons et deux salles de bain. Quasi de la gnognotte ici, à Shanghai, parait-il. Là où les appartements que l’on ne voit habituellement qu’à la télé, dans les James Bond par exemple, seraient foison sur le marché des expatriés. Du type penthouse sur trois étages accompagné de sa gigantesque baie vitrée panoramique et de son escalier en colimaçon, transparent… Un rêve vivant pour qui aime l’ostentatoire, d’autant que le tout est généralement accompagné de par terres en marbre et autres dorures omniprésentes : c’est qu’en Chine, on aime ce qui brille et ce qui a l’air cher, d’où une décoration généralement, euh, un peu chargée.





En route pour l’école !
8 heures du matin. Nous venons d’entendre la cloche sonner dans l’école primaire qui se situe justement (ô superbe coïncidence quand tu nous tiens) au pied de l’immeuble de Santiago et Sylvie. Nous sautons littéralement du lit, les yeux encore à moitié ouverts et la marque d’oreiller encore imprimée sur la joue gauche, pour ne pas rater le fameux lever de drapeau matinal qui a lieu absolument tous les jours de l’année scolaire. L’ensemble des enfants, parés d’un magnifique petit foulard rouge bien communiste comme il faut, est déjà strictement et presque scientifiquement aligné dans la cour de récréation, en position de salut, alors que le drapeau rouge s’élève lentement au dessus d’eux au rythme d’une sonate de trompette. S’en suit bientôt une séance de gymnastique particulièrement rythmée, que les enfants doivent exécuter tous les jours, du lundi au samedi, sur une chorégraphie, et une musique, qui est apparemment la même dans toute la Chine : les jeunes serveuses de notre hôtel à Pingyao, une petite ville traditionnelle que nous visiterons plus tard entre Xian et Pékin, reconnaîtront instantanément la chorégraphie alors que nous serons en train de visionner les vidéos prises à Shanghai.
Voir les vidéos :

"En route pour l’école!", la vidéo I
"En route pour l’école!", la vidéo II






Le concept du « vieux mais tout neuf ».
A Shanghai, et apparemment dans de nombreuses grandes villes Chinoises, difficile de voir ou d’apercevoir de véritables « vieux quartier », « vieux bâtiments », « vieilles maisons », voire même parfois « vieux temples ». Non, ici, les Chinois ont une logique absolument implacable. Pourquoi conserver des bâtiments qui datent du millénaire dernier, dotés de fondations plus que branlantes et de techniques de construction d’une époque plus que passée lorsque l’on peut tout reconstruire exactement pareil, mais en tout beau tout neuf ? C’est apparemment une question que très peu d’architectes ou d’urbanistes locaux ont dû se poser au vu des nombreux édifices « vieux mais tout neufs » que l’on croisera au cours de nos pérégrinations au sein de l’ancienne capitale de l’opium. Même le « vieux quartier » n’y aura pas réchappé. Et la tendance ne semble pas prête de s’inverser alors que nous passerons à côté de quelques véritables vieux quartiers, entièrement rasés, en attente de renaître de leurs cendres, en tout beau, tout neuf…




Explosion urbaine (et bis repetitae). La Chine serait-elle plongée depuis ces quelques dernières années en plein cœur d’un irrépressible boom économique qui la conduirait à construire à tout va par tranche de plusieurs milliers de kilomètres carrés? A en croire les innombrables cités qui semblent tout droit surgies de nulle part (comprendre ces cités sont encore dépourvues inhabitées mais s’étendent pourtant déjà sur plusieurs kilomètres carrés) que nous apercevrons de Nanning, dans le Sud de la Chine, en passant donc par Shanghai, ou encore Pékin, c’est définitivement l’impression que nous avons alors que nous quitterons l’Empire du milieu quelques semaines plus tard. A croire que la croissance est telle que les promoteurs immobiliers n’ont même plus vraiment besoin de se demander si toutes ces tours seront vraiment occupées en moins de temps qu’il n’en faut pour le penser. De véritables cités fantôme, beaucoup plus proche de décors de cinéma que d’un endroit réellement destiné à être habité, qui génèrent comme un léger sentiment de malaise alors que l’on se demande où peut bien se trouver le prochain être humain que l’on va croiser. Telle la « nouvelle vieille ville » qui vient juste d’apparaître comme par magie juste aux côtés de la jolie Zhouzhuang, à une heure et demie en bus de Shanghai, citée elle belle et bien traditionnelle, située au bord de l’eau et entièrement habitée de maisons d’époque, où a même été tourné la film de Yim Ho, « Pavillon de femmes »…




Par Kim & Christophe - Publié dans : Chine 13 - 20 Fev. et 30 Mai - 20 Juin 07
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Dimanche 1 juillet 2007 7 01 /07 /2007 07:03


Un brouillard un brin persistant... Nous approchons lentement en train de Xian, au centre de la Chine, là où se trouve la fameuse « Armée des soldats de Terracotta ». Et une épaisse et jaunâtre couche de fumée vient progressivement de se former depuis une ou deux petites heures déjà, et semble recouvrir l’ensemble de la région que nous sommes en train de traverser. La fumée apparaît même à première vue si épaisse que nous pensons tout d’abord qu’il ne s’agit que de fumées provenant de feux allumés afin de fertiliser les terres environnantes… Mais non, pas du tout, il s’agit apparemment bel et bien d’une couche propre à la région, qui forme également comme un épais et déprimant couvercle au dessus de Xian. Un couvercle qui nous accompagnera d’ailleurs très fidèlement jusqu’à la fin de notre voyage en Chine, de Pingyao, à Pékin… Et dont les limites s’arrêtent très brutalement, et très mystérieusement, dès que l’on sort de la Chine, la vraie (en somme dès que l’on met les pieds à Hong Kong, Macao ou Taiwan*), ou plus simplement, dès que l’on sort du pays (Osaka, Kyoto au Japon)…
* que nous ne faisons que traverser lors d’une escale en avion entre Pékin et Osaka, au Japon



Les soldats de Terracota.
Il était une fois (2200 AV JC) un empereur Chinois (Qin Shi Huang) totalement fou qui décida à l’âge de 13 ans, alors qu’il venait juste d’accéder au trône, de commencer à se constituer une petite armée de rien du tout afin de le protéger lorsqu’il passerait dans l’au-delà… 1974 : un innocent paysan frôle l’attaque cardiaque en découvrant par hasard le tout premier soldat de terre cuite, enfoui à plusieurs mètres sous terre, alors qu’il ne faisait que creuser un tout petit puit d’eau de rien du tout. Les fameux « soldats de Terracotta », ce sont donc aujourd’hui quelques 6000 soldats déterrés autour de la tombe de ce psychopathe de Qin Shi Huang (et d’après les spécialistes, il y en aurait encore bien d’autres…). Des soldats, qui, non content d’arborer des visages tous différents les uns des autres, sont accompagnés de toute une armée de chevaux et autres chars d’assaut, constituant un ensemble immortalisé en position de combat, comme s’ils avaient été figés dans le temps par un mystérieux sortilège, alors qu’ils étaient encore vivants…



Beaucoup de bruit pour…
Alors que nous approchons enfin de la fameuse armée de Terracotta, nous ne pouvons nous empêcher de trépigner un peu. Des centaines d’images nous traversent déjà l’esprit, habitées par cette incroyable et gigantesque armée qui s’apprête à se dévoiler sous nos yeux… Excepté… Excepté que, forcément, l’armée ne se révèle malheureusement plus du tout comme elle devait être il y a quatre millénaires de cela. Non, elle se présenterait même plutôt par  (tous) petits morceaux, abritée sous d’énormes hangars, à l’intérieur de plusieurs bâtiments bien délimités les uns des autres au cœur d’une surface moderne étalée sur plusieurs centaines de mètres carrés, et enveloppée d’une petite couche de magasins pour touristes en tous genres… Les soldats qui plus se révèlent totalement inaccessibles pour nous public, et ne se dévoilent que depuis leur position, ou tout du moins nous le supposons, quasi originale, c'est-à-dire à plusieurs mètres en dessous de nous (nous empêchant du coup et forcément de courir comme des fous entre les rangées de soldats). Du coup… et bien du coup, les soldats ne s’avèrent pas tout à fait aussi impressionnants que l’on pourrait se l’imaginer, tels qu’ils sont actuellement présentés, c’est-à-dire au sein de trois principaux chantiers d’excavations, situés à plusieurs mètres sous terre, encore entourés et séparés par endroits par de gros monceaux de terre. Lorsqu’en plus on se rend compte que deux des trois chantiers sont pratiquement dépourvus de tout soldat, on pourrait presque (on dit bien presque) en arriver à se demander si le détour en vaut vraiment la chandelle… S’il n’y avait pas la petite ville de Pingyao, sur le chemin vers Pékin…



Hé, c’est par là la queue !
Au début on pourrait presque se dire qu’il ne s’agit que de brefs moments d’inattention, ou alors de situations si irrépressiblement urgentes qu’elles demandent impérativement que la plupart des Chinois que nous croisons nous poussent littéralement de leur chemin afin de passer devant nous et toute autre personne assez folle pour véritablement appliquer ici le principe de queue. Cela peu importe évidemment le temps que nous, les autres touristes et rares Chinois dégénérés, avons déjà passé dans cette dite queue. Nous n’avons donc d’autres choix, une fois les premiers moments de surprise passés, que de déployer diverses techniques et autres viles astuces afin d’empêcher nos compatriotes Asiatiques de sauter très prestement et promptement devant nous lorsque nous attendons patiemment et poliment notre tour. Tel rattraper le resquilleur en cours de vol par le col de la chemise et lui montrer du doigt la fin de la queue (moyennement efficace) ou dégainer nos bras et jambes d’un côté et de l’autre des rampes qui délimitent parfois les queues devant les guichets de vente de billets de train et de bus, afin d’empêcher le resquilleur de passer devant, en dessous, ou au dessus de nous (très très efficace).

Par Kim & Christophe - Publié dans : Chine 13 - 20 Fev. et 30 Mai - 20 Juin 07
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /2007 19:13

 

 


 

Destination : le bord de l’autoroute… Vous venez d’acheter un superbe billet de bus pour une destination donnée en Chine et espérez arriver à bon port ? Touristes novices, réveillez-vous, car l’Empire du milieu vous réserve un puit sans fond empli de multiples et merveilleuses surprises. Nous n’en étions pourtant pas à notre premier coup d’essai, et nous sommes tout de même fait avoir comme des bleus, alors que nous nous étions justement achetés de superbes tickets de bus pour la petite ville de Pingyao, située à mi chemin entre Xian et Pékin. Certes, cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille lorsque le chauffeur de bus commença à délester régulièrement certains de ses passagers sur le bas côté de l’autoroute, sans plus de formalité. Mais qui ne veut pas voir… Il s’agit très certainement d’arrêts inopinés, effectués à la demande des passagers, sur la route pour Pingyao, nous racontons-nous alors… Quelle ne fut pas notre surprise lorsque le bus commença à ralentir à l’approche de la sortie d’autoroute pour Pingyao… et nous délesta là, avec tout notre barda, sans plus de formalités. Alléluia, nous dîmes-nous alors, nous qui n’avions justement jamais effectués de randonnées le long de l’autoroute. Quelle merveilleuse occasion de découvrir la campagne désolée Chinoise, entrecoupée de ses merveilleuses grues et autres fumées toxiques… Nous arriverons finalement à destination une petite demi heure plus tard, non sans avoir tout de même failli nous faire embarquer par un couple de Chinois, qui ne manquèrent pas de nous proposer très généreusement de nous déposer en ville, pour la très modique somme de 50 dollars…


 


La ville « Ming ».
Disparus au loin les énormes blockhaus communistes sortis tout droit d’un film d’horreur. Nous sommes dans la jolie petite ville de Pingyao, qui a très miraculeusement réussi à garder tout son charme d’antan. Classée patrimoine mondial de l’Unesco en 1997, Pingyao, c’est un peu la Chine que l’on s’imagine il y a plusieurs centaines d’années de cela, lorsque la fabuleuse croissance économique Chinoise et les promoteurs immobiliers n’étaient pas encore passés par là. L’ensemble de l’architecture date encore de la dynastie Ming, y compris l’ensemble des boutiques, restaurants et logements pour touristes, dont notre propre maison d’hôte, où, parait-il, la célèbre actrice Chinoise Gong Li elle-même aurait séjourné ! Un vrai bonheur donc de se réveiller pendant pratiquement une semaine entière au milieu d’un véritable décor de cinéma, et de partir sur les traces d’autres invités illustres de Pingyao, dont le fameux VGE s’il vous plait… Même si on le reconnaît volontiers : il n’y a tout de même ici pas grand-chose à faire, à part justement prendre son temps pour se perdre à l’intérieur des multiples édifices Ming ouverts au public, pour la plupart d’anciennes banques, Pingyao ayant été l’un des plus importants centres financiers en Chine du XIXième siècle jusqu’au tout début du XXième siècle.




Touristes, hauts parleurs et casquettes colorées…
Cela crie. Cela s’agite. Cela hurle en tous sens. Cela avance de préférence groupé et coiffé d’un mégaphone à très longue portée, ainsi que de nombreuses et multiples casquettes aux intonations colorées les plus variées. Ceci, mesdames et messieurs, est le groupe de touristes Chinois en vacances… Vous les reconnaîtrez aisément au petit drapeau qui s’agite généralement et obstinément tout à l’avant du groupe, au cas où quelqu’un se perdrait, ceci peu importe que le groupe soit tranquillement assis autour d’une table ou à l’intérieur d’un bus confiné, après tout on ne sait jamais… Contre toute attente, le groupe de touristes Chinois en vacances n’est pas toujours constitué d’un bon millier de personnes. Il arrive en effet en basse saison que le groupe ne soit même constitué que de quatre ou cinq Chinois. Cette hérésie totale étant apparemment très mal acceptée, le meneur du groupe n’en agitera pas moins en permanence son petit drapeau coloré, au cas où l’un de ses quatre clients souffrirait d’une déficience visuelle particulièrement sévère. Il ne se laissera pas non plus perturber pas la patente et totale accessibilité sonore de son ridiculissime petit groupe, et n’en passera pas moins son temps à hurler dans son mégaphone géant, sous les yeux d’un parterre de touristes, étrangers, totalement hébétés…




« Sortage » de ventre.
Vous venez de tomber sur un groupe de Chinois au regard lascif, le cure dent coincé dans la bouche, le ventre bedonnant et luisant fièrement exhibé à la surface de l’univers ? Ne fuyez pas. Vous venez de tomber sur le commun des Chinois après un très très bon repas… Selon toute vraisemblance, s’il a véritablement très très bien mangé, le commun des Chinois a maintenant le bas de son tee shirt ou de sa chemise totalement relevé, et en conséquence une bedaine plus ou moins prononcée totalement dévoilée au grand air. Non content d’exhiber le fruit de ses repas un tout petit peu trop copieux ou/et arrosés, le commun des Chinois se tapotera également régulièrement le ventre tout au long de la journée afin de manifester son énorme contentement digestif. Le comble de l’extase sera pour lui atteint le jour où il parviendra à bloquer le bas de sa chemise ou de son tee shirt en position relevée grâce à son appendice protubérant, lui permettant ainsi de se promener en permanence en se flattant la bedaine, sans même avoir pour cela à faire le moindre petit effort…

Par Kim & Christophe - Publié dans : Chine 13 - 20 Fev. et 30 Mai - 20 Juin 07
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